vendredi 14 janvier 2005

Les sectes sont partout

Quotidien France Soir, par Philippe Bouvier

La Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives à caractère sectaire (MIVILUDES) a présenté hier son "Guide de l'agent public face aux dérives sectaires." En contact avec la quasi totalité de la population, l'appareil d'Etat est, en effet, une cible de choix pour les groupes sectaires.
Aussi, 20 000 exemplaires de ce document seront distribués aux fonctionnaires pour les aider à détecter et lutter contre ces formateurs ou thérapeutes autoproclamés qui ont pris le pas sur les grands mouvements comme SRCM, Moon et Krishna.

"Que ce soit en matière de santé ou d'éducation,, les mouvements sectaires épousent les politiques publiques, constate Jean-Louis Langlais, président de la MIVILUDES. Depuis qu'on a annoncé le lancement d'un plan alzheimer, on a vu ainsi toutes sortes d'associations et d'organismes de formation proposer leurs services en milieu hospitalier."

" Le marché de la formation au sein des institutions est un enjeu énorme, un magnifique marché pour les mouvements sectaires comme pour les charlatans isolés" explique Maryline Deuxdeniers, conseillère à la MIVILUDES. Cela suppose au sein des institutions des acheteurs de formations très indépendants et méticuleux. mais encore trop souvent, des affinités personnelles peuvent décider d'un contrat, quand ce ne sont pas des pressions plus directes: une formation achetée contre un voyage.

C'est ainsi, en captant les budgets de formation que le New Age s'est propagé en France au début des années 90. Et aujourd'hui, le loup est dans la bergerie, porté par la tendance à l'hédonisme, la mode du développement de soi, avec un discours d'autant plus dangereux qu'il est banalisé, amplifié par la publicité ou la téléréalité.

Malheureusement, longtemps après le passage des gourous, leurs thèses se diffusent encore dans l'appareil d'Etat. "On a d'énormes problèmes avec les juges pour enfants ou des juges aux affaires familiales" reconnaît un fonctionnaire. Il faut dire que l'Ecole Nationale de la Magistrature qui consacre chaque année une semaine de formation à la question des sectes, confie parfois à d'étranges intervenants le soin d'éclairer les futurs magistrats sur les questions de protection de l'enfance. Le résultat est inquiétant : les victimes de thérapeutes manipulateurs se retrouvent, dans certains tribunaux face à des juges tout acquis à leurs thèses.

vendredi 17 septembre 2004

Georges ivanovich GURDJIEFF: LES GROUPES GURDJIEFF de la 4eme VOIE

The NEW AMERICAN WING (ou NAW)


Sommaire :
Introduction
Quelques clés pour comprendre les témoignages qui vont suivre
Témoignage de Jim Mc Cabe
Témoignage de Lou Weir
Doctrine et Travail dans NAW
Conclusion 
Classification des niveaux de conscience dans NAW
Références




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Mis en ligne le 9 février 2004 sur le site de Mathieu Cossu www.prevensectes.com reproduit avec son aimable autorisation
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Introduction


The NEW AMERICAN WING (La Nouvelle Aile Américaine) est une école créée au milieu des années 80 dans la lignée des écoles ésotériques issues de Gurdjieff et Ouspensky. 
Leur fondateurs, Jim et Carolyn Kuziak (alias " J & C "), sont deux anciens fidèles de "l'église Spiral Of Friends" de Grand Junction, Colorado, et élèves de son fondateur RANDAZZO. Cette origine est gardée très secrète pour les adeptes, en raison de la réputation sulfureuse de Randazzo et de son emprisonnement ferme en 1989 pour 17 ans et demi. 
Randazzo a accusé J & C de l'avoir volé en le quittant, - comme d'ailleurs Robert BURTON ancien gourou de RANDAZZO avait accusé en son temps RANDAZZO du même forfait. Mais il faut bien partir avec un capital de départ pour recréer une église ou une école ! D'ailleurs une accusation de ce genre est normale entre leaders. Une sission nette et publique est indispensable pour éviter aux adeptes d'établir des comparaisons entre leurs leaders.

Avec NEW AMERICAN WING (NAW), le secrêt des activités réelles de l'école se veut mieux gardé que dans d'autres groupes Gurdjieff. Seuls trois emplacements sont divulgués : son QG situé dans une ferme à Georgetown au nord de Lexington, Kentucky, et deux centres, Ann Arbor et Nashville. 
En octobre 1998, NAW avait créé 3 sites web, disparus en 2003
www.balancedlife.org pour le Kentucky
www.highercosmos.com , pour le Michigan
www.innermetamorphosis.com , pour la Floride et le Texas.
En réalité, ces sites étaient identiques et réalisés depuis le siège de Lexington. Même password, même référence au livre d'Ouspensky " The Psychology of Man's Possible Evolution ". Leur message était que pour être accepté dans une première réunion de NAW, un candidat doit absolument avoir lu ce livre.
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Un ancien chef de centre, Jim McCabe a depuis lors levé le voile sur ce qui se passe réellement dans NAW. 
Par ses observations, son analyse de la doctrine et des techniques de contrôle mental appliquées aux adeptes, il désigne NAW absolument comme une secte au sens actuel du mot.
Sur le site web qu'il a créé, www.jmccabe.com/nawaware/, il donne également la parole à un autre ancien adepte, désillusionné par les mensonges de cette école et ses pratiques bien peu chrétiennes.

Quelques clés pour comprendre les témoignages qui vont suivre



Le témoignage de Mc Cabe prend une valeur particulière du fait que cet ancien adepte était un chef de centre qui allait passer à un "niveau supérieur de conscience", le "niveau 5" où l'on est sensé connaître "l'éveil". Il donne une définition de 6 des 7 "niveaux" et de l'échelle des responsabilités dans l'école.
Ce qui est intéressant dans son témoignages et dans celui de Lou, c'est d'y retrouver la doctrine et la terminologie des groupes Gurdjieff, pratiquement inchangés depuis 50 ans, les mêmes que dans Fellowship of Friends et que dans la secte européenne Linbu, ou dans les groupes de la Fondation Gurdjieff . 
On y enseigne que "l'homme ordinaire" est "une machine ", "sans âme", que son "identification" (éducation par la famille, l'école, la religion) est cause de tous les maux et qu'il faut la détruire par le "Travail" sur soi. Pour acquérir une âme immortelle, il faut suivre la "4ème Voie" sous la direction d'un "professeur", et en premier lieu faire taire son "moi", "supprimer les émotions négatives" , blabla, blabla, etc… des concepts d'endoctrinement progressif, renforcés par l'épuisement physique et psychique, par les "mouvements" Gurdjieff, par l'œil critique et la peur du groupe, rendant toute réflexion et toute décision impossible. Cet endoctrinement est particulièrement pernicieux puisqu'il a pour objet de changer l'homme, et comme résultat de créer des leaders illuminés dont une bonne partie tombera dans la paranoïa et la perversité.

Commençons par les éléments et les circonstances qui ont permis à deux adeptes de quitter la secte. On remarquera au passage que c'est par une image ou par un simple mot que ces adeptes ont pu être frappés par une contradiction, puis recommencer à raisonner, prendre en compte leurs observations, et finalement trouver une justification à leur départ :
-pour Mc Cabe ce furent les photos prises par sa famille, sachant que "photographier" a un sens très différent dans les groupes Gurdjieff (tout élève qui a le tort de ne pas "faire taire son moi" se fait "photographier" par les autres élèves qui font mine de le faire)
-pour Lou Weir, ce fut une phrase trouvée par hasard dans un livre d'Ouspensky
Malheureusement pour Lou, peut être n'a-t-il remis en question que les leaders et non pas la doctrine, peut être n'a-t-il pas eu un milieu d'accueil pour l'aider à en sortir vraiment, mais il semble s'être engagé dans une autre école de la 4eme voie.

Témoignage de Jim Mc Cabe


Jim McCabe raconte qu'il a été élève de NAW de 1991 à 1994, qu'il en a certes retiré quelques satisfactions personnelles, mais au prix d'un travail harassant, de l'absence de réponses des leaders aux questions qu'il posait et d'une difficulté à penser. 
Ses parents sont venus prendre des photos dans son lieu d'habitation et lui ont ouvert les yeux.
Il s'est rendu compte que devenir " Niveau 5 ", c'est à dire un étudiant ayant connu l'illumination (lors d'une fête religieuse, ou lors d'un " mouvement " rituel des danses de Gurdjieff) donnait certes quelques privilèges supplémentaires mais impliquait encore plus de travail et de soumission aux " teachers " de niveaux supérieurs. Sur 40 étudiants, 11 étaient déjà passés " niveau 5 ". 
Les "teachers" pour leur part bénéficiaient de plus de temps pour dormir, d'une bien meilleure nourriture, d'une diététique spéciale, de massages et de faveurs sexuelles de la part des étudiants. Cela ne correspondait en rien à ce qu'il pensait devoir être un "teacher", c'est à dire un maître spirituel d'exception. La façade de perfection était donc tombée.
On lui disait que les " teachers" savaient se mettre dans un état de conscience supérieure, en contrôlant leur respiration, ou en faisant un effort supplémentaire sur eux-mêmes pendant les "Mouvements Gurdjieff" (appelé aussi les "Obligatories"). En réalité, remarqua-t-il, les " teachers" gardent un regard lointain, ne regardent pas dans les yeux, et on ne peut pas les regarder dans les yeux. Ils ont une sorte de charisme, mais renforcé par tout un système de pouvoir hiérarchique. 
Selon son propre " teacher ", un élève N°5 doit pouvoir quitter son conjoint, prendre de nouveaux jobs, changer de ville pour créer un nouveau groupe, et lui donner des faveurs sexuelles. 
Quant aux étudiants de niveaux 1 à 4, ils sont logés très à l'étroit, réprimandés (" photographiés ") pour la moindre faute, la moindre saleté, et leurs possessions sont réduites au minimum.

C'est en ayant ainsi accepté d'ouvrir les yeux qu'il s'est mis à considérer NAW comme une secte dangereuse et qu'il a pu la quitter grace à sa famille.


Témoignage de Lou Weir, 


Lou Weir avait expérimenté l'ésotérisme chrétien puis été séduit par le livre " la 4ème Voie " d'Ouspensky. 
Il est alors rentré dans NAW avec sa femme et ses deux enfants, où il est resté 2 ans.
Il a pu en sortir en découvrant par chance dans un livre d'Ouspensky que même une "personne ordinaire" pouvait éventuellement écouter sa conscience, ce qui le rassura quant à sa possibilité de prendre une décision " par le cœur " (et non l'intellect). 
Il s'était en effet rendu compte que les étudiants plus anciens lui mentaient sur plusieurs points, et que la peur envahissait ceux qui envisageaient de partir. 
Il observait que les parents devaient abandonner leurs enfants à eux-mêmes, les laisser prendre leurs responsabilités lorsqu'ils avaient de la peine ou de la douleur, et il en était choqué.
"Je ne souhaite pas participer à une école basée, même partiellement, sur la cruauté et l'inflexibilité", pensa t il
"En observant comment vivent les anciens, je me suis rendu compte que le "Travail" leur a fait remplacer "l'identification de leur vie" à une "identification à l'école". 
Cela dit, Lou n'est pas tiré d'affaire, l'ésotérisme chrétien est souvent l'antichanbre de groupes Gurdjieff, et la vie dans NAW lui a manqué depuis sa sortie. Plusieurs années après s, il a découvert la pratique du vipassana et il appartient aujourd'hui à la Ridhwan School, qui se dit être une version moderne du "Travail".

Doctrine et Travail dans NAW


Synthèse faite à partir des divers articles publiés par Jim McCabe, 
"NAW est une secte, ne serait ce que par les relations entre "professeurs" et "étudiants". 
" Les étudiants sont constamment pressés d'aligner leurs pensées sur les idéaux du groupe. Leur image de soi est manipulée. Citoyens ils deviennent des serviteurs publics, prisonniers ils s'appellent collaborateurs. Leur endoctrinement vient du fait que l'on se définit soi même en termes d'appartenance au groupe. Puis par la répétition, on s'assimile au rôle que l'on doit jouer. 
" Lors des meetings (au moins deux par semaine), l'étudiant doit prendre des notes, ce qui va à l'encontre de son sens critique, puisque l'on est "une personne qui a trouvé que ces idées étaient suffisamment importantes pour être prises en notes". Les étudiants doivent également prendre des notes pendant la journée "pour vérifier" que les idées s'appliquent, et enfin écrire une fois par mois un essai sur un aspect du "Travail"
"Lors des " meetings", on commence par des exercices de stretching ou autres mouvements physiques, suivis par une discussion plus cérébrale. Le teacher parle d'un sujet ésotérique et les étudiants sont sensés lui poser des questions. En réalité, au début on a beaucoup de questions à poser, mais rarement de réponses; la vie est dominée par les teachers et les activités sont imposées. " " Avec du recul il est "hilarant de penser à tous ces gens posant des questions personnelles fondamentales". C'était seulement pour la galerie et parce que c'était demandé, car personne n'avait envie de paraître ne pas "travailler sur soi".
" Lorsqu'un étudiant paraissait ne pas travailler sur soi, c'est à dire être "mécanique", les autres faisaient mine de le "photographier", c'est à dire de lui montrer, pour son bien, ses "négativités".
"Les leaders étaient experts pour produire une impression d'autorité. Sachant qu'ils étaient tous des hommes N°6, ils avaient connu l'illumination et atteint un certain degré d'immortalité et d'omniscience. Ceci était incroyablement intimidant. En payant des centaines de dollars par mois pour avoir l'opportunité de travailler avec de vrais guides spirituels, il eut été stupide de ne pas suivre leur avis.
"Les teachers n'étaient pas seulement charismatiques, leur principale force était l'ensemble des adeptes devenus leurs dévots. Lorsqu'un teacher parle tout le monde écoute. S'il appelle à un meeting, chacun vient le plus rapidement qu'il peut. S'il donne une instruction à un étudiant, celui-ci arrête toute autre activité pour la suivre. Si le teacher raconte une blague, tout le monde rit ou tout au moins sourit. Les étudiants s'habillent dans le style du leader,…
"Lorsque l'on rentre dans le groupe, on reçoit une amitié exagérée, laquelle disparaît avec le temps.
"A l'instar des autres cosmologies orientales et du New age, la 4ème voie suggère que l'on revit de multiples fois, mais à l'inverse, elle suggère que l'on revit indéfiniment la même vie, sans changement significatif. Le but de l'étudiant est de devenir " conscient " et de casser cette roue de la " récurrence ". Une chance unique nous est offerte, il ne faut pas la laisser passer. La dépense parait faible. On s'en acquitte sans retenue tellement l'enjeu est d'importance.
"Une telle technique fut apprise de Randazzo et de Burton bien évidemment. 
"Il y a une sélection naturelle des groupes. Ceux qui survivent sont ceux qui font le meilleur usage des techniques de persuasion et qui produisent le plus de croyants véritables, -qu'ils soient ou non au courant de ces techniques-.
" Ces pratiques pervertissent la société.

"J'étais stressé d'apprendre que la conscience n'existe pas tant que l'on n'est pas un homme N°5. 
Avant cela, l'homme est une machine dormante. Tous nos sentiments, toutes nos pensées, sensations et nos mouvements ne sont que des " fonctions ", en guerre les unes contre les autres. Dans une école de la 4ème voie, cela est rappellé sans cesse. 
" On ne peut pas dire " je", on parle de "soi " par son nom et à la 3ème personne. On ne pense pas "je", mais "la machine".
"Peu à peu, on rétrécit "son" identité, elle devient abstraite et elle s'écarte de plus en plus de la réalité et de l'expérience vécue. Ceci peut paraître ridicule, et je suis même gêné de ne pas avoir compris cela plus tôt. 
" Avec cette anihilation du moi, il est clair que les gens ont une véritable crise d'identité dans ce type de secte. Cela peut expliquer comment des étudiants ont pu avoir un tel changement de personnalité en si peu de temps. Il est facile de brûler sa conscience lorsque l'on croit que l'on n'en possède pas une.
Ne pas "s'identifier à soi même " conduit à se sentir étranger à soi -même, ce n'est pas seulement un concept : on doit nier ses relations avec d'autres, nier son propre corps, nier les aspects de sa propre psychée, nier ses pensées conscientes, ses sentiments, ses sensations.
(Nota : McCabe fait alors allusion aux trois centres intellect-émotion-moteur qui se font la guerre chez un homme ordinaire, selon Gurdjieff)
" On réprime tout ce qui vient de l'autre, - ce qui fait la guerre à votre moi-. 
"La fonction instinctive tente de manger votre travail ", c'est-à-dire que le corps essaye d'empêcher l'esprit de changer, il s'oppose à la conscience. La " fonction émotion" est un cheval sauvage qu'il faut mater.
" La paranoïa devient inévitable. Plus on se sent en guerre contre soi-même, plus on est en guerre contre les autres. On devient hyper vigilant y compris par rapport aux autres élèves du groupe. 
"Mais on est un doigt de la main, une partie d'un ensemble qui ne doit pas en partir.


Conclusion 


" En fin de compte, les étudiants de la NAW, comme ceux des autres groupes de la 4ème voie, régressent en maturité de développement, alors qu'ils pensent tous évoluer vers un état supérieur de spiritualité.


CLASSIFICATION DES NIVEAUX DE CONSCIENCE , dans NAW


Homme N°1 
Personne ordinaire s'intéressant d'abord aux plaisirs et aux besoins physiques de son corps.
La voie spirituelle qui la concerne est la " voie du fakir ", le développement de sa conscience consiste à surpasser la douleur physique et ses besoins

Homme N°2 : 
Personne ordinaire dont les motivations premières dans la vie tournent autour des émotions, des relations, de l'art, de la musique..
La voie spirituelle qui la concerne est la " voie du moine ", la foi et la dévotion en une puissance supérieure

Homme N° 3 :
Personne ordinaire dont les motivations premières tournent autour de l'intellect.
La voie spirituelle qui la concerne est la " voie du yogi ", celle de la contemplation et de l'introspection.

Homme N° 4 
Une personne dont on peut dire qu'elle cherche à accéder à une conscience supérieure. 
Selon la 4ème Voie, une personne ne devient Homme N° 4 qu'en s'impliquant activement dans une école ésotérique.

Homme N° 5
Une personne qui a connu l' "éveil", qui a pu se comprendre elle-même " sans distorsion et sans subjectivité ". 
On dit qu'un homme N° 5 a des pouvoirs paranormaux, mais on ne précise jamais lesquels.

Homme N°6
Une personne qui a acquis une " conscience objective ", supposée se comprendre elle même, mais aussi l'univers comme un tout " sans distorsion ni subjectivité ". 
L'homme N° 6 est en dehors de la roue de récurrence (c'est à dire de la réincarnation avec une vie qui recommence à l'identique)

Homme N° 7 
Il n'est pas défini dans le texte 

Parmi ses adeptes prestigieux

Aldous Huxley, René Barjavel, Louis Pauwels, René Daumal, Peter Brook, Jean François Revel, 

Références

"Les récits de belzebuth à son petit fils"

www.jmccabe.com/nawaware/ dont : /lineage.html, /whylou.html (Why I left The American Wing), etc..
www.technoetic.com/noosphere/resources/Phi FourthWay: Cults and Deviations
www.geocities.com/Athens/8444
www.pobox.com/- jmccabe/fourthway/index.html
www.pcsys.net/ -jmccabe/fourthway/index.html (The Numbers Game in NAW, Excerpts from the True Believer)
The Partial Psychopath
Trance as a Tool
Influence and the New American Wing for NAW aware, The New American Wing Observer
Commentaires : écrits de Gurdjieff, Ouspensky, Collin sur la 4ème Voie




René
Janvier 2004

samedi 19 juin 2004

Comment les sectes se moquent de la Convention Internationale des Droits de l'EnfantCIDE

Extraits tirés de la revue 'Lien social' No 386 (1)

Isolés, conditionnés, brutalisés, violentés, voire assassinés, les jeunes 'adeptes' doivent effacer leur passé, se détourner des mythes familiaux, n'avoir plus de racine. Le texte qui devrait protéger l'enfance est bafoué, article par article. Explications.

Les sectes tuent

Les sectes tuent et les enfants sont, comme toujours, les plus exposés. La plupart des pays - y compris les plus attachés aux droits de l'Homme - ne se mobilisent guère pour que la Convention Internationale des droits de l'Enfant puisse aussi s'appliquer à l'intérieur des sectes. En effet, il suffit de confronter les différents articles de la Convention aux pratiques de telle ou telle secte, pour constater que le droit est spectaculairement bafoué. L'article 2 stipule que l'enfant doit être protégé contre toute forme de discrimination motivée par les convictions de ses parents, l'article 3 lui assure la protection et les soins nécessaires. L'article 7 préconise la préservation de l'unité familale autour de l'enfant. Or, la véritable famille n'est plus la famille naturelle, adoptive ou nourricière, mais la secte, le gourou devenant alors la seule référence parentale autorisée.
Ainsi conditionné dès son plus jeune âge, l'enfant évoluera dans un monde où la notion de père et de mère n'a pas de sens, quand il n'est pas carrément séparé de ses parents dès sa naissance, comme chez les scientologues, qui préfèrent le confier à une 'nanni' jusqu'à 12 ans, laquelle lui inculquera les préceptes de 'l'église'.
L'article 9 de la Convention prévoit que si une séparation des parents survient, l'enfant puisse avoir des relations régulières avec l'un et l'autre. Or, c'est le contraire qui prévaut lorsque l'un des conjoints n'est pas adepte de la secte ou s'en détache. Ainsi, dans une situation semblable, les témoins de Jehovah 'diabolisent' le conjoint 'opposé' et développent un sentiment de méfiance chez l'enfant. cette suspicion de la secte envers la famille est en fait l'un des gages de sa survie et elle en a fait une doctrine, conditionnant ses adeptes à cesser toute relation, à effacer le passé, à se détourner des mythes familiaux, à n'avoir plus de racines...

Les privations semblent le lot commun

Que dire également du sort fait à l'article 19 qui protège l'enfant contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, y compris violences sexuelles ?... Et de l'article 31 qui affirme le droit au repos et aux jeux ?... La liste est sans fin des diverses situations de maltraitances auxquelles les enfants des sectes sont confrontés. Les privations semblent le lot commun : privation de nourriture, privation de sommeil, privation de contacts extérieurs, privation de jeux... La vie de certains enfants est un véritable cauchemar : chez Krishna, le lever est à 3h30, immédiatement suivi d'une heure de litanies et de trois heures de lectures des textes sacrés. Même rituel en fin de journée, une journée partagée entre l'enseignement et les activités manuelles. Les repas, de types végétariens, sont très loin de satisfaire les appétits et les besoins, et la seule 'distraction' autorisée, le dimanche, est d'aller faire du prosélytisme en agitant des clochettes et chantant 'here rama, hare Krishna'...Ils vivent dans des locaux sans aucun confort, dorment sur des lits métalliques superposés et ne connaissent rien du monde qui les entoure. Même lorsqu'ils demeurent dans leur famille, comme c'est la cas des Témoins de Jehovah, les enfants sont 'interdits' d'enfance : interdit de participer à des fêtes, de sortir, de regarder la télévision, d'aller au spectacle...

'La Citadelle' s'est fait connaître pour la rage que le couple Mihaies mettait à 'corriger' les enfants. Un 'ancien' témoigne : '... gifles, coups de ceinture, privation de nourriture, de sommeil, station debout des heures durant..., exclusion fréquentes, humilations'. Dans d'autres sectes, les 'rebelles' sont enoyés dans des camps de rééducation dont les teen Ranches créés par david Berg, grand manitou de la Famille, étaient le modèle le plus accompli. Frapper un enfant est donc un acte reconnu et encouragé par les sectes, et écrits et discours en témoignent; un haut responsable de Tabitha's Place : "Même les bébés ont une nature déchue et ont besoin d'être chatiés", et Gilbert Bourdin de Raël évoquant "le petit être qui n'est encore qu'une larve" invitent les parents à appliquer avec vigueur le châtiment corporel...
Mais c'est avec les violences sexuelles que l'on mesure combien les sectes, sous des discours religieux ou philosophiques, peuvent briser à jamais des vies humaines et conduire des enfants au désespoir ou à la folie. Gilbert Bourdin, qui se veut un guide sévère, n'hésite pas à mettre dans son lit ses adeptes et les enfants de ses adeptes. Différents écrits attestent de ses encouragements à la pédophilie, voire à l'inceste, mais le maître incontesté en la matière demere David Berg, dit Moïse David, père universel des Enfants de Dieu - aujourd'hui La Famille - , qui des années durant put réaliser à travers la secte ses plus épouvantables fantasmes. Non seulement cet ancien pasteur a inventé le 'Flirty Fishing' et ainsi amené à la prostitution des centaines de jeunes filles convaincues de servir le Christ, mais il a abusé de ses propres enfants, sans le moindre souci de la loi commune, justifiant ses perversions par une 'théorie' qui pour être simpliste n'en a pas moins convaincu des centaines d'adeptes. il assure, David Berg, que "il n'y a rien de mauvais au monde, quand au sexe, tant qu'il est pratiqué avec amour, de quelque manière que ce soit; pas question de qui ni de quel âge ou de quelle parenté, ni de quelle façon". Moyennant quoi, les mères sont invitées à faire, d'une certaine façon, la toilette de leur petit garçon, et les pères à 'jouer' avec leurs petites filles; quand aux enfants, ils n'ont pas le choix, les relations sexuelles entre eux étaient obligatoires, dûment surveillées par un 'berger'...

Les sectes font peur, et pas seulement à monsieur-tout-le-monde; elles font peur aussi aux magistrats, aux experts, aux hommes politiques. Elles ont des ramifications innombrables, bénéficient de puissants appuis, savent utiliser la moindre faille, invoquer la liberté d'opinion, de conscience, de religion...Elles avancent masquées, ovrant des ateliers de peinture, de musique, proposant du soutien scolaire, organisant des séjours de vacances et créant ainsi un vivier dans lequel elles pourront jeter leurs filets.
Des associations travaillent à combattrent et dénoncer ces pratiques : Le centre de documentation, d'éducation et d'action contre les manipulations mentales (CCMM) et, surtout, l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (UNADFI) dont la présidente Jeannine tavernier, pense que le devoir d'information sur le problème des sectes doit être une priorité pour tous ceux qui sont en contact avec les enfants (enseignants, éducateurs, animateurs...)

Jacques Trémintin

(1) LIEN SOCIAL, 5 rue du Moulin Bayard - 31015 Toulouse cedex 6
Tél 05 62 73 34 40
Fax 05 62 73 00 29
www.lien-social.com

À lire :
Les enfants des sectes, Hayat El Mountacir, ed. Fayard, 1994
Dans le secret des sectes, J.Cotta,P.Martin, ed.Flammarion, 1992

Adresses :
CCMM, 19 rue Turgot - 75009 Paris (01 42 82 04 93)
UNADFI, 10 rue du Père Julien Dhuit - 75020 Paris (01 47 97 96 08)

samedi 12 juin 2004

Les Algues dans le magazinne de la santé

Nouveau créneau des industries agro-alimentaires et pharmaceutiques, les algues sont les premiers végétaux apparus sur la planète. Il en existe à peu près 25 000 espèces différentes, classées en fonction de leur couleur : rouges, bleues et brunes.

Les côtes bretonnes en sont particulièrement riches, grâce à la fois à la qualité de la mer qui est à la limite entre les zones froides et chaudes, et à la transparence de l'eau. En effet, cet environnement favorise la bonne croissance des algues jusqu'à des profondeurs de 50 mètres.

Les bienfaits

Les Orientaux les utilisent depuis des millénaires pour leurs vertus nutritionnelles et thérapeutiques.

En France, les algues ont envahi nos assiettes, sont utilisées pour nos produits de beauté mais aussi, plus étonnants, par exemple, pour la fabrication du dentifrice, des cirages ou allumettes, car elles ont de nombreuses propriétés intéressantes.

Les dangers

Mais les algues n'ont pas que des qualités, elles sont parfois toxiques et dangereuses, et jouent même un rôle dans la pollution.

En 1980, 4 000 cas de gastro-entérites ont ainsi été remarqués chez des personnes qui avaient mangé des coquillages contaminés par des algues toxiques. Cette toxicité est provoquée par la production de substances appelées toxines. Parmi celles-ci, il existe des toxines paralysantes et des toxines diarrhéiques. Ce sont ces dernières qui provoquent les gastro-entérites.

Une fois ingérées, les toxines vont agresser les intestins et déclencher des nausées, des vomissements, accompagnés de diarrhées et de douleurs dans le ventre. Ces signes apparaissent rapidement, quelques heures après avoir consommé les algues toxiques, et peuvent durer au moins quatre jours.

Les algues à toxine paralysante sont plus rares. Appelées dinoflagellés, elles provoquent des fourmillements, des engourdissements et des maux de tête. Dans les cas les plus graves, certains muscles sont paralysés et respirer devient difficile. Ces algues touchent les personnes plus fragiles : les enfants, les personnes âgées.

On sait aussi que certaines algues déclenchent des allergies, et ce sont les pêcheurs qui en pâtissent le plus. Il s'agit d'eczéma sur les mains, parfois le visage, qui évolue en fonction du rythme de travail. Cette allergie peut être grave, puisqu'elle conduit parfois à arrêter l'activité professionnelle. Pourtant, l'allergie aux algues n'est pas encore reconnue comme maladie professionnelle, il n'y a donc pas d'indemnisation.

Heureusement, toutes ces maladies provoquées par les algues restent rares.

mercredi 24 mars 2004

Hommage à Max Bouderlique

Conférence de Max Bouderlique sur le phénomène sectaire

Sur le site renové du CIGS à Bruxelles, nous avons été heureusement surpris de trouver un des rares témoignages de feu Max Bouderlique, universitaire lyonnais, qui a permit de faire avancer la comprehension des problématiques sectaires. Il a fondé et contribué à l'aujourd'hui hélas disparue ISSUE  - info secte spéciale université et écoles - dont certains d'entre nous étaient adhérents.
Chapeau Monsieur Bouderlique vous nous manquez à tous beaucoup.
Merci au CIGS que vous pouvez retrouver sur http://www.cigs-belgique.be/

Commentaire de contact et informations sur les groupes sectaires:

Max Bouderlique collabora pendant de nombreuses années avec des associations de lutte contre les sectes totalitaires et manipulatrices.
Il a rencontré beaucoup de victimes et de familles touchées par ce fléau.
Il a tenu nombre de conférences d'information et donné des interviews aux médias.
Ses études approfondies en psychologie, après un doctorat en philosophie, lui ont donné un regard en profondeur sur ces phénomènes, bien au-delà des côtés anecdotiques habituels.
Max Bouderlique est décédé en mars 2004.

Pour écouter la conférence:
Ière partie
47 minutes
29 minutes


mercredi 19 novembre 2003

Entretien avec M. le Député Georges Fenech

e-magazine Lyon People, Mercredi 19 novembre 2003.

Détenu : Georges Fenech
Commissaires politiques : Marco (Lyonpeople)

et Thierry (àKGB)



Georges Fenech, bonsoir. Magistrat, député, animateur… Vous êtes au Ministère public ce que Gilbert Collard est à la Défense : vous adorez bronzer sous les projecteurs des télés… Cependant les Lyonnais sont curieux de savoir qui vous êtes vraiment. C’est dans cet esprit que vous êtes convoqué à l’interrogatoire à KGB.  Veuillez décliner votre identité SVP ?

Nom et prénom ? 2ème prénom, c’est souvent celui qui tue !

Fenech Georges ; Vincent et Antoine.

Classique !
Classique…

Avez-vous un surnom ?
Georgio ! (Rires) Georgio , le fils maudit (rires). C’est pour les intimes.

Age et lieu de naissance ?
49 ans, Sousse en Tunisie, en lisière du désert.

Comment allez-vous fêter votre 50ème anniversaire ?
Attend je viens de passer mes 49 ans… C’était le 26 octobre, le jour de la naissance de Mitterrand, il faut quand même le préciser. Il y a des dates prédestinées comme ça.

Votre taille et votre poids ?
Ma taille et mon poids ! 1m73 pour en moyenne … (rires) 73 kg. 75 aujourd’hui mais bon disons 73…

Signe zodiacal et ascendant ?
Scorpion, lion.

Profession des parents ?
Au moment de notre rapatriement en France en 1963, mes parents étaient commerçants à Givors et tenaient un bar restaurant qui s’appelait « le café de la paix ».

Et auparavant en Tunisie ?
Avant mon père était oléiculteur. C’était une propriété agricole familiale avec mon grand père et ses deux fils, Edouard mon oncle et Fortuné mon père. Ils géraient une exploitation de plus de 300 hectares d’oliviers. De retour en France, mon père et ma mère ont pris un petit établissement, le café de la paix qui est devenu le café de la jeunesse avec eux. On a eu le premier juke-box, le premier baby foot et c’est devenu le café de la jeunesse. Tous les jeunes Givordiens quand il sortaient de la salle de cinéma venaient écouter les Beetles, Richard Anthony, Franck Adamo et c’était une révolution à l’époque. Moi j’avais sept, huit ans, j’ai baigné un petit peu là dedans. Aujourd’hui quand je reviens sur Givors, je retrouve ces jeunes de l’époque qui avaient 17,18, 20 ans et qui ont aujourd’hui 55 ans, ils se souviennent de moi et on reparle de cette époque un peu extraordinaire, unique…

Connaissez-vous l’origine de votre nom ?
S’appeler Fenech et naître en lisière du désert, ce n’est pas commun !
Alors là vous avez tout faux ! (rires) Vous avez vraiment tout faux. Le fenech dont je porte le nom n’a rien à voir avec le renard des sables. C’est d’origine maltaise. Le nom vient en fait de Bretagne et il a fait souche pendant les croisades sur l’île de Malte. Fenech en Maltais, ça veut dire lapin. C’est même la cuisine nationale, le civet de lapin ; d’ailleurs l’actuel premier ministre président du conseil de l’île de Malte s’appelle Fenech. C’est un homonyme. Je l’ai rencontré à Tunis avec Alain Juppé, et on s’est présenté…

Avez-vous des frères et sœurs ?
Oui, j’ai deux sœurs et une demi sœur. L’aîné est psychologue scolaire à Valence, la deuxième est professeur de droit dans un lycée à Marcy l’étoile et la troisième vient de se marier et d’avoir un enfant, elle est l’épouse d’un joueur de l’O.L. qui vient de partir à Libourne.

Avez-vous des signes particuliers sur votre carte d’identité ?
Signe particulier : yeux bleus.

Avez-vous fait votre service militaire ?
Non. A l’époque j’ai fait partie de ces générations où l’on exemptait à tour de bras. J’ai donc été exempté pour des raisons sociales. J’étais étudiant salarié et donc je subvenais à mes besoins…

Qu’avez-vous fait comme études secondaires et supérieures ?
Donc j’ai un BAC philo, maîtrise en droit, le concours de l’Ecole Nationale de la Magistrature et voilà.

Quelle est votre situation matrimoniale actuelle et combien d’enfants avez-vous ?
Je suis marié, j’ai quatre garçons.

Vous avez été marié deux fois ?
Oui, j’ai été marié deux fois.

Quel est le nom de jeune fille de votre première épouse ?
Beck Blandine, la mère de mes trois premiers garçons. Elle est lyonnaise et je l’ai rencontrée à Lyon, elle habitait rue des Martyrs ! Pour une Blandine c’est quand même pas banal. Tout ce qu’il y a de plus Lyonnais et infirmière.

Pourquoi vous êtes-vous séparés ?
On s’est marié très jeunes…

Elle ne supportait plus sa belle-mère pied noir ?
Rien à voir. Ma mère n’est vraiment pas pied noir. Elle est réservée, raffinée, peu expansive, c’est pas Marthe Villa Longa. Elle était petite fille de consul général, elle a eu une éducation stricte, c’était une Italienne de Tunis… Elle a été chanteuse. Elle a chanté à Lyon pendant très longtemps où elle a rempli des salles entières.

Votre seconde épouse Christine Goguet est la directrice du Figaroscope « mondaine devant l’éternel et adoratrice de Raymond Barre » selon nos confrères de Lyon Capitale. Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontrée ?
Elle est venue me voir dans mon cabinet quand j’étais juge d’instruction. Elle dirigeait à l’époque le Figaro Rhône-Alpes. Elle cherchait à faire le portrait d’un magistrat. Je l’ai rencontrée en 1992 ou 93, mais ce n’est pas pour ça que ça été le coup de foudre, ça n’a pas été instantané… c’est venu après.

C’est vous qui l’avez rappelée ?
Non, c’est elle qui m’a rappelée. (Rires) Et à l’époque, j’avais été nommé procureur adjoint à Bourg en Bresse. Elle m’a appelé très compatissante en me demandant ce qui s’était passé pour que je sois nommé à Bourg en Bresse, que j’avais du être sanctionné. Et je lui est expliqué que non, que j’avais eu une promotion et que j’étais procureur adjoint. Elle m’a proposé de déjeuner, je lui est proposé de dîner… et voilà comment ça c’est fait. Nous avons dégusté un menu d’automne au mois de novembre, chez Léon, chez Lacombe… Et d’ailleurs on y retourne régulièrement, un petit peu en pèlerinage.(Rires)

Quand vous êtes à Paris, vous ne devez pas souvent sortir votre porte-monnaie pour aller au spectacle ou au restaurant…
Jamais, je suis toujours l’invité de ma femme.

A combien se montaient vos revenus mensuels quand vous étiez juge ? Et aujourd’hui ?
J’ai une carrière de magistrat classique, j’ai commencé au bas de l’échelle et je suis arrivé à un grade de cour d’appel donc tout cumulé, avec mes indemnités de fonction… disons que je gagnais dans les 32 000 F par mois.

Et aujourd’hui ?
En tant que député, j’ai une indemnité parlementaire, qui permet de vivre, d’environ 32 000 F par mois. Je n’ai pas perdu au change mais j’ai aussi une indemnité aussi pour faire fonctionner ma permanence parlementaire.

Aujourd’hui vous gagnez moins que votre épouse ?
Ah ça c’est sûr, mais je n’ai pas dit mon dernier mot. (Rires)

Il faut quand même tenir le train de vie que vous avez ! Lyon Mag rapporte les propos d’un magistrat qui affirme que vous avez « toujours été attiré par ce qui brille : journalistes, politiques, stars du business ». Christine aime bien les montres Cartier, Georges ?
Vous avez de très mauvaises références, vraiment très mauvaises. J’aime ce qui brille… j’aime les belles choses, j’aime les choses esthétiques, les choses de goût, les gens de goût ; la montre Cartier c’est une montre qui a été offerte à Christine pour son anniversaire par à peu près une centaine de convives qui étaient là et qui se sont cotisés pour lui offrir un cadeau et il lui on offert une montre Cartier. Il y avait Patrick Poivre d’Arvor, Olivier Dassault… C’était il y a 5 ans à peu près, pour nos 35 et 45 ans. Et j’en suis très heureux pour elle.

Est-ce que vous êtes un flambeur ?
Ca m’énerve…

Maîtrisez-vous vos dépenses ?
Non, je ne sais pas maîtriser mes dépenses, je n’ai pratiquement jamais lu un relevé de compte bancaire, j’ai toujours été à découvert. C’est Christine qui gère toujours les comptes, je n’ai aucune notion de l’argent et je n’ai jamais eu de rapport avec l’argent.

D’accord mais vous savez tout de même si vous êtes assujetti à l’ISF ? Quel est l’état de votre patrimoine ?
J’aurai aimé être assujetti à l’ISF, mais je n’y suis pas assujetti.

Quel est l’état de votre patrimoine immobilier, par exemple ?
Je n’ai rien. (Rires) Je n’ai aucun patrimoine immobilier. J’ai acheté à crédit ma permanence électorale de Givors qui se rembourse sur mon indemnité parlementaire de fonctionnement. Mais je n’ai aucun bien immobilier, aucun. Je ne m’en flatte pas…

Et la belle villa que vous avez dans la région parisienne ?
Ce n’est pas vrai, je n’en n’ai pas.

Elle appartient à Christine ?
Non, on avait une maison à Pantin, dans la région parisienne, c’est pas à Neuilly mais à Pantin : la Seine St Denis, c’est le 9.3. On l’a vendue il y a deux ans pour nous rapprocher de Paris parce que c’était plus pratique. Nous avions donc effectivement cette maison que nous avions achetée à crédit. L’argent que je gagne, c'est-à-dire ma prime parlementaire et quelques droits d’auteur, ça va quasiment tout à l’entretien de mes enfants.

La publication de vos ouvrages a-elle mis du beurre dans les épinards ?
Pas beaucoup ! (rires)

Quel a été le nombre d’exemplaires vendus et vos recettes pour les ouvrages suivant ?
- « Main Basse sur la Ville » (1997) chez JC Latttes ?
C’était « Main Basse sur la justice ! » (Rires) J’ai vendu à peu près 8 000 exemplaires ça m’a apporté net, dans ma poche, en droits d’auteur à peu près 60 000 F.

- « Face aux sectes » (1999) aux PUF ?
Ou là, j’ai du vendre 2 000 exemplaires et ça m’a rapporté à peu près 12 000 F.

- « Tolérance zéro » qui a quand même été votre best seller en 2001 chez Grasset ?
Il s’est inscrit dans les meilleures ventes, c’est monté en quatorzième position dans les ventes pendant quelques semaines, j’ai vendu à peu près 20 000 exemplaires, ça m’a rapporté environ 150 000 F.

Lattes, PUF, Grasset… On ne peut pas dire que vous soyez d’une grande fidélité vis à vis de vos éditeurs ! En est-il de même dans votre vie conjugale ?
Je vous rappelle que j’ai été marié deux fois…

Et vous n’avez jamais bougé jamais d’une oreille ?
Jamais, jamais ni d’une oreille, ni d’autre chose. (Rires) J’ai énormément de relations avec les femmes, j’adore les femmes, elles sont extraordinaires. J’ai beaucoup de femmes dans mon entourage. Dans ma circonscription, j’ai beaucoup de collaboratrices, j’ai une assistante parlementaire à Paris, une assistante parlementaire à Givors et ça se passe très bien.

Vous avez démarré votre carrière comme substitut du procureur à Vienne en 1980. Quelle est l’affaire qui vous a le plus marquée pendant ces 20 ans ?
J’ai été pendant dix ans au parquet, j’ai été dix ans juge d’instruction, donc il s’agit de fonctions bien différentes. Je crois pouvoir dire que l’affaire qui m’a le plus marquée émotionnellement et professionnellement ça a été l’instruction de l’assassinat du juge Renaud. C’était l’affaire dans laquelle je me suis le plus investi. Je l’ai instruite pendant près de dix ans de 1984 à 1994.

Vous allez bientôt sortir un nouvel ouvrage intitulé « La justice spectacle ». Vous êtes en effet bien placé pour en parler ! On vous connaît plus dans la rubrique « faits divers » que dans la rubrique « justice » ! L’Association Professionnelle des Magistrats que vous avez présidée a été au centre d’une belle polémique en 1998… Quelles sont vos relations aujourd’hui avec Albert Lévy ? Il a été muté à Lyon. Vous êtes-vous rencontré depuis ?
L’affaire qui concerne Albert Lévy n’est pas mon affaire, c’est l’affaire d’un auteur d’un écrit qui s’en prenait à Albert Lévy, il se trouve que j’étais directeur de publication mais ce n’est pas mon affaire. J’étais directeur de publication d’une revue qui s’appelle « Enjeu justice », la revue syndicale du syndicat APM. Il y a eu un billet d’humeur qui a été écrit dans cette revue et qui avait été directement adressé à l’imprimeur sans bon à tirer. L’article est paru sans que je l’ai jamais vu. Je me suis donc retrouvé, parce que c’était une bonne occasion pour la gauche au pouvoir, poursuivi en tant que directeur de publication devant le tribunal correctionnel de Paris qui a considéré que je n’étais pour rien dans cette affaire, qui a retenu ma responsabilité formelle juridique de directeur de publication mais qui m’a totalement dispensé de peine en relevant que je n’étais pas au courant de cette affaire. Quant à Albert Lévy, je le connais bien, cette affaire malheureuse nous a mis en présence et nous sommes devenus des amis.

Vous avez également défrayé la chronique en vous rendant en Afrique comme observateur des élections gabonaises en 1998. Tous vos frais ayant été pris en charge par la présidence gabonaise, on a pu douter de votre impartialité et quand vous êtes revenu en France ça été une tollé général…
J’ai présidé les élections présidentielles au Gabon et au Congo, j’ai présidé le référendum de La Nouvelle Calédonie, je suis secrétaire de la francophonie, je préside encore des élections présidentielles en Afrique et ce n’est pas le journal Le Monde ni Libération, qui racontent n’importe quoi, qui m’empêcheront de manifester mon intérêt pour la démo-cratie dans le monde.

S’il y a diffamation, vous avez porté plainte contre les journaux en question ?
Bien sûr, on a fait condamner Le Monde et Libération.

Vous traînez toujours aux basques l’affaire Falcone, du nom de ce marchand d’armes poursuivi pour trafic avec l’Angola et qui avait souscrit pour 100 000 F d’abonnement à la revue de votre syndicat. Où en êtes-vous ?
Je ne connais pas Pierre Falcone, moi je suis président d’un syndicat, j’ai une revue syndicale qui fonctionne avec des dons, de la publicité et des abonnements et nous avions toute une série d’abonnés principaux, de soutien. Donc personne ne pouvait imaginer ou savoir qu’il y avait une vente d’armes, ou une activité de marchands d’armes, et qui d’ailleurs ne me choque absolument pas. Je connais très bien le groupe Lagardère, je connais EADS... Et personne ne savait qu’il y avait un trafic d’armes ! Encore faudrait-il qu’un jour ce trafic d’armes soit démontré. Pour l’instant ça ne l’est pas, mais ça ne me concerne pas.

Mais il vous a quand même offert un cadeau de Noël plutôt sympathique d’après nos confrères de Lyon Mag’ ?
Je suis très triste et affligé par Philippe Brunet-Lecomte que je connaissais très bien, qui était l’un de mes amis intimes quand il travaillait à Lyon Figaro. J’ai assisté à tous ses mariages et à tous ses divorces et à toutes ses faillites ! C’est un garçon qui a pété les plombs, qui a disjoncté au moment où il a été viré du Figaro. Christine travaille au Figaro et moi il m’a toujours poursuivi depuis cette époque. Je considère que Brunet-Lecomte veut être un moralisateur, une espèce de donneur de leçon, mais c’est un garçon qui fait pitié, plus qu’autre chose. C’est un presse poubelle et je ne m’abaisse même pas à porter plainte contre lui parce qu’il n’en vaut pas la peine. J’ai fait condamner Le Monde et Libération mais pas Lyon Mag parce que ça ne m’intéresse pas. Philippe Brunet-Lecomte est un garçon qui avait des qualités extraordinaires, je l’ai connu, je l’ai apprécié, nous étions amis, on a voulu écrire un livre ensemble, j’ai refusé quand j’ai vu de ce dont il était capable et je ne me suis pas trompé. C’est un garçon qui a complètement disjoncté. Le jour ou il a été viré du Figaro, il a pété les plombs.

Toutes ces affaires vous ont quand même empêché de décrocher le poste de premier juge d’instruction à Paris. Des regrets ?
Pas du tout, j’ai été victime d’une attaque politique, d’Elisabeth Guigou, à l’époque, contre laquelle j’ai une dent particulière. Je n’ai jamais été condamné, je n’ai jamais été soumis à la moindre procédure disciplinaire, donc Guigou m’avait retiré du poste en avancement du premier juge d’instruction, c’était une affaire politico syndicale.

En revanche, ces mêmes affaires ne vous ont pas empêché d’obtenir l’investiture de l’UMP pour les législatives de 2002.
Je n’ai pas d’affaires, je n’ai aucune affaire, c’est tout du Brunet-Lecomte, du lynchage médiatique.

Ca a tout de même fait enrager vos adversaires sur la circonscription. Luc Thomas, votre malheureux rival a déclaré que « lorsqu’on se fait l’apôtre de la tolérance zéro, on se l’applique d’abord à soi-même.»
Oui, sauf que je suis invité à dîner chez Luc Thomas. (Rires) Le 12 décembre pour être précis. C’est pour vous dire que tout ce qui relève de la guerre politique pendant la campagne repose sur un espèce de jeu qui est malsain.

Vous devez reconnaître que personne ne voulait de vous sur cette circonscription !
Sauf les électeurs.

Personne ne voulait de vous comme candidat mais Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac himself vous ont imposé ! « En récompense des services rendus ! » murmurent vos détracteurs… Quelles sont vos relations avec le Président de la République et de quels services s’agit-il ?
Je n’ai jamais rendu aucun service à la présidence, j’ai toujours mené mon combat presque en solitaire pour une certaine idée de la justice, une certaine idée du respect des individus, respect des libertés de la protection et de la sécurité. Je vais même vous dire mieux, je suis peut-être le seul député en France qui ne connaît pas le président de la République.

Vous ne lui avez jamais serré la main ?
Je ne l’ai jamais rencontré. Ni avant, ni pendant, ni après mon élection. Donc tout ça c’est vraiment de l’imagination la plus totale.

En revanche, ils ne vous ont pas facilité la tâche en vous parachutant à Givors ! Comment se passent les mondanités « banlieue morose » pour les escarpins Gucci de votre épouse ?
(Rires) C’est intéressant, Christine est une femme de goût, je sais pas si elle a pas des escarpins Gucci mais elle s’est complètement adaptée à Givors, elle est extraordinaire. Nous nous sommes fait des tas d’amis, je pense à Djamel, à Afid, à Serge… (Rires) Et nous sommes chez nous à Givors, Gucci ou pas Gucci. Nous sommes totalement bien, on a notre maison en centre ville… De plus, Christine n’a pas d’escarpin Gucci, ça c’est sûr et certain. Christine à une manie des chaussures, elle adore les chaussures Dior, elle a beaucoup de chaussures mais pas de Gucci.

Selon le maire de Givors, Martial Passi, vous êtes « un coureur de mandats ». On vous annonce aux cantonales de 2004, aux municipales de 2007…
Ce qui me fait courir c’est précisément cette ville de Givors qui m’a tout donné avec ma famille lorsqu’on a été rapatrié de Tunisie, et j’ai une grande ambition pour Givors. Et je comprends parfaitement que Martial Passi soit inquiet, parce que cette ville est dans mon objectif et dans ma ligne de mire. Je veux redonner à Givors ce que Givors m’a donné.

Il affirme également que vous ne connaissez rien au fonctionnement d’une collectivité locale. On va faire un petit test à ce sujet : que signifient les initiales DSU et DGF ?
Je n’en sais strictement rien, je ne veux pas me livrer à ce jeu là.

C’est quand même important puisque vous allez être candidat…
Je sais tout ça, mais je vous rappelle que j’ai quand même participé et voté la décentralisation, que je m’intéresse à tout ce qui concerne la vie des collectivités locales, mais je n’ai pas l’expérience et la pratique des collectivité locales, ça s’acquiert sur le tas, sur le terrain. Quant à ce pauvre Martial Passy, il a vraiment peu d’arguments : il peut vraiment s’inquiéter pour ce qui va lui arriver dans les prochaines années.

Martial Passi estime que vous êtes « un pyromane ». Il cite cette affaire de bistrot dans un quartier difficile de Givors. Depuis dix ans, aucun limonadier ne veut s’installer et vous seriez arrivé tel le messie en annonçant que vous alliez incessamment régler le problème…
Mais je suis le messie ! Quand je suis arrivé à Givors, les gens m’ont dit : « Vous êtes le messie ». Ce que je veux, c’est être le sauveur d’une ville qui est entrain de mourir, de se désindustrialiser. Des commerçants ont fermé, le centre ville n’existe plus, c’est une ville morte. Donc je m’impose ici comme un recours, comme une alternative à un régime qui a totalement échoué.

Givors est l’un des derniers bastions communistes en France. Le faire tomber, c’est ce qui vous fait bander…
Oui c’est ce qui me motive, je le dois à mes électeurs, c’est un engagement que j’ai pris auprès d’eux. Et puis je ne peux pas croire qu’une ville située comme elle l’est, avec les potentialités qui sont les siennes puisse rester indéfiniment une espèce de ville hors du temps, une ville qui s’est figée en 1953 et qui a cette mauvaise image. Elle mérite autre chose.

Que pensez-vous de la candidature de Dominique Perben au prochaines municipales lyonnaises?
Honnêtement je pense que Dominique Perben, qui est Lyonnais, est venu combler un vide, il manquait une personnalité à Lyon, une personnalité consensuelle, rassurante, et d’expérience qui puisse autour de son nom rassembler toute les forces lyonnaises de droite, de centre et moi je me réjouis de cette arrivé. Je pense que Gérard Collomb a du souci à se faire.

Vous vous êtes fait connaître puis élire sur vos propositions en matière de sécurité, ce qui vous a valu de vous faire allumer de tous les côtés : « Georges Fenech a une belle tête d’imprécateur qui fait merveille sur les plateaux de télévision. » selon le Nouvel Observateur.
C’est mon ami Robert Marmoz qui a écrit ça. Imprécateur, oui ; Télévision, oui ! Je pense que c’est important de pouvoir s’exprimer à la télévision aujourd’hui. Ce n’est pas donné à n’importe qui et je me réjouis d’avoir cette possibilité d’exprimer des idées à travers ces grands médias.

Vous avez fait votre première T.V. avec Gilbert Collard ?
Oui, chez Christophe Dechavanne, c’était l’émission « Ciel, mon mardi » en 1987. Ca été hard. Depuis les choses se sont tassées, on se connaît, on se fréquente, on se parle.

Vous avez été élu sur la vague UMP à forte connotation sécuritaire. Vous préconisiez la réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs, la mise sous tutelle des prestations sociales des parents défaillants responsables des méfaits de leurs enfants et l’incarcération des mineurs de 13 à 16 ans qu’Albin Chalandon, alors garde des Sceaux, avait eu la mauvaise idée de supprimer. Vous êtes aujourd’hui député de la majorité présidentielle, où en êtes-vous de ces projets ?
Très honnêtement, je ne me considère pas comme quelqu’un de sécuritaire. Je considère que la sécurité est la première des libertés, qu’on a beaucoup trop négligée. Je considère que l’on a eu toute une période de laxisme, surtout chez les très jeunes mineurs qui nous ont amené à une situation aujourd’hui insupportable et qu’il fallait rappeler l’autorité de l’Etat, du policier, du juge, donc tous les représentants de l’autorité de l’Etat. Donc je me suis battu pour ça, j’ai écris des livres pour ça.

Où en sont toutes vos propositions ?
Depuis un an et demi qu’on est au pouvoir je considère que le gouvernement a fait une marche en avant importante, que Dominique Perben a fait voter des textes, a créé des centres fermé pour les mineurs les plus durs. Il a simplifié les procédures, réformé la loi de présomption d’innocence de Guigou. Il a réaffirmé l’autorité des gardes des sceaux, nous avons encore voté ce matin son projet de loi sur la grande criminalité. Nous avons eu à coté de ça un ministre de l’intérieur qui a fait voter des textes d’application immédiate comme la lutte contre la prostitution, génératrice de délinquance, la lutte contre les squattes générateurs de détérioration dans les cités, un certain nombre de textes qui ont, on le voit aujourd’hui entraîné une prise de conscience, une confiance dans les services de police, ce qui fait que la délinquance est entrain de reculer. Le combat n’est pas gagné mais nous sommes entrain de gagner une bataille.

On va finir avec des questions plus personnelles. A l’instar du maire de Lyon, avez-vous touché à des substances illicites ?
Jamais, j’ai même arrêté de fumer il y a un an. Je n’y ai jamais touché et Dieu seul sait si des pétards j’en ai eu sur mon bureau ! (Rires) Pendant dix ans, j’ai instruit des affaires de stupéfiants, j’étais le spécialiste à Lyon. J’ai scellé plein de drogues : du chichon, de cocaïne… mais je n’ai jamais touché la moindre cigarette de haschich.

Plutôt journal de 20h ou journal du hard ?
(Rires). Journal de 20h je dirais comme tout le monde, pour mon ami PPDA que j’aime bien, je regarde le 20h par nécessité et le journal du Hard par insomnie !

Cuir ou porte jarretelle ?
Plutôt cuir...

C’est votre côté sado-maso ?
Non, c’est le côté noble, sensuel et élégant du cuir…

Quelle est votre position préférée ?
Je dirais celle de mon département. (Rires)

Dans un lit ou un ascenseur ?
Dans un lit évidemment !

Les portraits animaliers

Votre épouse Christine ?

Une chatte. D’ailleurs quand elle m’agace un peu je l’appelle par le nom de ma chatte, j’ai une vraie chatte qui s’appelle Agathe. Les chattes griffent, Christine est une femme qui griffe.
Martial Passi ?
Un Blaireau.
Philippe Brunet Lecomte ?
Une chouette.
Gabriel Moncharmont ?
Je dirais que c’est une brave belette des îles de Condrieu.
Hervé Gaymard ?
C’est un lynx. C’est quelqu’un qui a vraiment des objectifs.

La question de son accompagnateur Bruno Chevallet, PDG de Victor Formation

Je crois que tu es apprécié à la Commission des lois. Finalement ne rêves-tu pas d’accéder à un gouvernement et d’être à l’initiative de réformes très importantes ?
Oui, tout député aspire à des fonctions exécutives de gouvernement. Bien sûr que j’aimerais donner davantage et je vais tout faire pour satisfaire ceux qui me font confiance. J’ai de très grandes ambitions pour ma ville, pour ma région Rhône Alpes et pour mon pays.





lundi 8 septembre 2003

Enfants face à la secte Rael

Voici un exemple de condamnation d'adepte du Mouvement raelien pour des délits commis contre des mineurs, souvent soumis à cette organisation classée "secte" par les parlements français, suisse et belge.

Pourquoi l'organisation "Rael" n'est-elle tout pas encore simplement condamnée et interdite?

La protection de l'Enfant face à ces organisations sectaires est complexe car souvent l'appareil judiciaire tarde des années à réagir.

La parentalité efficacement épaulée et bienveillante reste le seul rempart pour réagir à temps.

Commentaire de la vidéo:
Mouvement raélien
Vers l'orgasme cosmique par la méditation sensuelle ...

Raéliens jugés pour viol, inceste, et corruption de mineurs(2003 - Planète TV

Enfants-raeliens
Vidéo envoyée par jozecat