lundi 23 mai 2022

TRIBUNE: Monsieur le Président faites de l'éducation aux médias et a l'information une grande cause nationale

Monsieur le Président,

Face à la déferlante de fausses informations #infox , les acteurs de l’éducation aux médias et à l’information tirent la sonnette d’alarme. Il est urgent de mettre en place une véritable politique publique dans ce domaine et de donner aux acteurs de terrain les moyens d’agir enfin de manière concrète, coordonnée et efficace. 

Monsieur le Président, Le 24 avril, dès les premières minutes de votre réélection, vous avez choisi de traverser la foule entouré d’enfants, envoyant à tous vos concitoyens un message fort:votre nouveau quinquennat sera celui de la jeunesse. 

Cette jeunesse, vous voulez lui offrir un “monde meilleur” et “mieux la protéger”, dans une société de plus en plus fragmentée. Mais cette jeunesse, qui devra affronter l’immense défi climatique et redonner un nouveau souffle à notre démocratie vieillissante, se trouve aujourd’hui désarmée face à un flot continu d’informations, de posts et de messages, dont elle peine à évaluer la fiabilité et la pertinence. Tous les jeunes Français ne disposent pas des outils pour se forger une opinion de manière éclairée et saine, ils sont entraînés dans des spirales dangereuses, pouvant mener à l’isolement et à la radicalisation. Ce fléau touche toute la société : aucune classe sociale, aucune classe d’âge n’est épargnée. 

Aujourd’hui, un Français sur trois souscrit à une théorie conspirationniste.

Les croyances prennent le pas sur la rationalité. Nombreux sont nos concitoyens qui s’éloignent de la médecine et de la science. La confiance dans les médias et les institutions est au plus bas, ce qui met directement en danger notre démocratie. 

Nous, journalistes, éducateurs, enseignants, chercheurs, formateurs, vulgarisateurs, lanceurs d’alerte en matière de protection de l’Enfant agissant sur le terrain, côtoyons tous les jours des publics en désarroi. Et nous sommes extrêmement inquiets. A l’école, des millions d’élèves quittent leur établissement sans avoir acquis les compétences indispensables à l’exercice de leur citoyenneté à l’ère numérique. Les enseignants ne bénéficient pas tous de la formation adéquate pour éveiller l’esprit critique des élèves. Souvent, l’éducation aux médias et à l’information, inscrite dans les programmes mais sans heures dédiées, relève de seules initiatives individuelles. Le manque de moyens et de ressources qui lui sont alloués est criant. Hors l’école, malgré l’investissement de certains ministères, le soutien aux acteurs de terrain reste irrégulier et incomplet.

Des dizaines d’associations, de lieux de savoir et de culture, d’entreprises et de citoyens engagés se battent pour défendre la qualité de l’information et aiguiser l’esprit critique des Français. Mais cet engagement est réparti de manière inégale sur le territoire, au point que la fracture informationnelle vient aujourd’hui aggraver les fractures sociales et économiques existantes s'engouffrent dans ce créneau, au détriment de l’indépendance et de la pluralité médiatique, sans autre garantie de qualité que leurs propres critères. 

Nous, acteurs et artisans de l’éducation aux médias et à l’information au quotidien, formons aujourd’hui une coalition riche, diverse et inclusive. Nous voulons construire ensemble une action coordonnée et réellement efficace sur l’ensemble du territoire. 

Monsieur le Président, la situation exige d’élever l’éducation aux médias et à l’information au rang de grande cause nationale.  

Pour que cela se traduise concrètement, nous vous demandons de créer sans délai un “fonds éducation aux médias et à l’information”. Ce fonds pourrait être financé par l'Etat et par une fraction de la taxe sur les entreprises numériques. Il permettrait de soutenir les acteurs de terrain, en relation directe avec les pouvoirs publics et les élus, à l’échelle nationale et locale. La mise en place d’une véritable politique de l’éducation aux médias et à l’information ne pourra se faire qu’à ce prix. Cet investissement constitue une formidable opportunité pour la France. Un immense espoir pour cette jeunesse qui nous tient tant à cœur. 

Ensemble, nous placerons la France à la pointe de la lutte contre la désinformation et la manipulation en ligne et nous façonnerons une véritable citoyenneté à l’ère numérique, partout et pour tous. M. le Président, la France a la chance de compter d’innombrables acteurs de terrain mobilisés pour faire de notre pays une nation éclairée et ressoudée. Il faut que la volonté politique soit au rendez-vous. 


Le défi est immense.

Etes-vous prêt à le relever?

lundi 4 janvier 2021

Danger des écoles Waldorf Steiner filiale éducative de l'organisation sectaire ANTHROPOSOPHIE


Parents & enfants / Société

Violences, abus, racisme:
la loi du silence des écoles Steiner-Waldorf


Laure Dasinieres — 4 janvier 2021 à 8h00

Parce qu'il faudrait laisser le «karma» des enfants s'accomplir, les enseignants des écoles Steiner-Waldorf prôneraient le laissez-faire entre les élèves.





Remerciements aux délégués Auvergne du Centre de renseignements, d’études, d’analyses et préventions membres de la fédération francophone info #Sectarisme  http://sectarisme.wordpress.com


Montessori, Freinet, Decroly, Steiner… les pédagogies dites «alternatives» séduisent de plus en plus de parents soucieux d'offrir à leurs enfants une éducation qu'ils espèrent plus adaptée à leurs besoins. Elle y est, en effet, supposée plus personnalisée et créativeque celle proposée dans les écoles publiques républicaines.


Parmi ces pédagogies «nouvelles», celle des écoles Steiner-Waldorf attire tout particulièrement l'attention du fait de la dimension spirituelle plus ou moins avouée tenant au profil de son créateur, Rudolf Steiner, également fondateur de l'anthroposophie.


La France compte aujourd'hui une vingtaine d'écoles de ce type dont certaines sont sous contrat avec l'État. En apparence, il s'agit de jardins d'enfants et d'écoles prompts à séduire des parents à la fibre artistique et écologique. «Lorsque l'on a visité la première fois l'école Trille des Bois à Ottawa [au Canada, ndlr], ça a été un enchantement, raconte Bettina, qui lui a confié son petit Max de septembre à décembre 2018. C'était ce que l'on cherchait: une école francophone, de bonne réputation, juste à côté de chez nous. À première vue, l'école est un cocon pastel, tout mignon, avec des décors faits à la main. Comme les gens sont sympas, on ne pose pas de questions. À aucun moment la pédagogie Steiner n'est évoquée.»


Marc Giroud, qui a été éducateur en école Steiner-Waldorf durant les années 1980, explique: «Quand on fait la formation d'éducateur Steiner, on n'étudie qu'un seul auteur, Steiner. C'est un dogme pédagogique. Vous êtes là pour accomplir un dessein eschatologique, ce qui justifie de mentir ou de taire. On apprend à cacher cette vocation aux personnes qui nous confient leur enfant. C'est pour cela qu'il y a des discours de façade.»

«Ce qui peut se régler à l'école se règle à l'école»


En 2018-2019, Marianne a vécu avec son fils de 2 ans et demi dans un écovillage du sud de la France où l'école maternelle est un jardin d'enfants Steiner sous contrat avec l'État. «J'avais été charmée par la déco tout en bois… J'ai réalisé ensuite en cherchant sur internet que c'est un copier-coller de toutes les écoles Steiner à travers le monde.»

Si la décoration intérieure est un micro signe d'appel qui peut sembler insignifiant, Marianne réalise rapidement que quelque chose ne tourne pas rond et que les enfants ne sont pas traités comme dans une école républicaine. «Les rituels du matin sont pris très au sérieux, il y a une grande solennité.»

«S'ils n'avaient pas faim, la cuisinière leur apprenait que jeûner est bon pour leur corps énergétique…»
Marianne, parent d'élève

Ce sont les repas donnés à la cantine qui ont d'abord commencé à l'inquiéter: «J'étais au courant du fait qu'il s'agissait d'une alimentation végétarienne. Pas qu'elle excluait aussi le lait et le fromage. Un soir, mon fils m'a dit qu'il ne devait plus consommer de laitages. Il était inquiet, j'ai dû le rassurer. Et puis, la cantine ne proposait que très rarement des desserts –c'est important les petites douceurs pour les enfants. On leur disait que c'était superflu, qu'ils avaient tout ce qu'il faut dans leur corps. Idem s'ils n'avaient simplement pas faim: la cuisinière leur apprenait que jeûner est bon pour leur corps énergétique… Parfois, lorsque je demandais à mon fils ce qu'il avait mangé, il me répondait “​​des biscottes”.» Marianne signale également que son fils était l'un des seuls enfants à avoir été vacciné et que c'était assez mal vu.

(Retrouvez tous les témoignages de Marianne Dubois sur son blog il s’agit de l’école de l"ecovillage" d’Eourres)

De son côté, Bettina constate rapidement que son garçon change de comportement: «Le premier jour, il était enthousiaste à l'idée d'aller à l'école. Il a très vite déchanté. Il s'est mis à pleurer le matin en disant qu'il ne voulait plus y aller.» Les maîtresses avaient dit à Bettina et son mari que «ce qui peut se régler à l'école se règle à l'école» et qu'ils ne seraient pas prévenus de tous les faits et gestes de leur enfant. «En réalité, les enseignants cultivent l'idée de jardin secret chez les enfants et leur apprennent à ne pas partager avec leurs parents», témoigne Bettina.

«Les éducateurs laissent faire les violences entre enfants.»
Marc Giroud, ex-éducateur en école Steiner-Waldorf

Cela fait écho à l'expérience de Marianne: «Un jour, mon fils m'a dit: “Maman, je dois arrêter de t'aimer pour m'occuper de moi tout seul.” Vous imaginez le choc pour la maman d'un enfant d'à peine 3 ans! Le jour de son anniversaire, la maîtresse lui a donné un petit lutin. Lorsqu'il est rentré à la maison, mon fils était renfermé, il serrait très fort le lutin. Il l'a placé dans un endroit stratégique de la pièce et m'a dit: “Maman, c'est mon réparateur de bobos.” Il m'a expliqué que désormais, c'était à lui qu'il devait confier ses peines et non plus à moi, son père ou à ses grands-parents… Autant vous dire que j'ai fait disparaître le lutin et que j'ai expliqué à mon fils que c'est à nous, les grands lutins, de réparer les bobos de nos enfants.»

Absence d'intervention et karma


Ce qui est passé sous silence, ce qui ne doit pas sortir de l'école, c'est sans doute en partie la violence entre les enfants et l'absence d'intervention des enseignants. Cela s'inscrit parfaitement dans le dessein poursuivi par les éducateurs: «Les anthroposophes croient en la réincarnation, explique Marc Giroud. Pour eux, les enfants ont choisi leurs parents, leur école et ce qui leur arrive. C'est ce qu'ils ont voulu en compensation de leur karma –le karma étant entendu comme le paiement d'actes mauvais commis dans une vie précédente. De fait, les éducateurs laissent faire les violences entre enfants. Une intervention inappropriée ferait reculer l'enfant dans son karma et il ne pourrait pas compenser ensuite.»

«On laisse délibérément les enfants sans surveillance. Il faut laisser le karma s'accomplir et laisser les âmes s'affronter.»
Grégoire Perra, ex-anthroposophe

Grégoire Perra, ex-anthroposophe et ex-professeur en école Steiner-Waldorf, confirme: «On laisse délibérément les enfants sans surveillance. Il faut laisser le karma s'accomplir et laisser les âmes s'affronter.» Et d'ajouter: «Les enfants s'ennuient de cette pédagogie qui est une messe permanente, certains s'habituent mais d'autres pètent les plombs.»

Progressivement, Bettina arrive à faire parler son fils. «Un jour, à la maison, Max m'a dit “Un copain m'a traité de «fucking idiot»”. Et puis, il a bien voulu nous dire que ce garçon, qui avait 6 ans et avait des problèmes comportementaux, lui tapait dessus et le malmenait. Sa langue s'est déliée progressivement. Ce grand le griffait, lui donnait des coups de pied dans le ventre et le visage.» Les réunions entre Bettina, son époux et la maîtresse de Max n'aboutissent à rien et Bettina ne fait que constater son inaction pour sortir l'enfant des griffes de son jeune bourreau. «On nous a conseillé de faire venir un intervenant pour apprendre à Max la résilience», se souvient-elle, effarée.

«Un jour, j'ai entendu mon fils crier: il se faisait rouer de coups. La jardinière n'intervenait pas et jouait de la flûte sur la balançoire…»
Marianne, parent d'élève

Marianne témoigne d'actes similaires: «Ma fenêtre donnait sur la cour de l'école. Un jour, j'ai entendu mon fils crier: il se faisait rouer de coups. La jardinière n'intervenait pas et jouait de la flûte sur la balançoire… Mon fils m'a dit que ces violences étaient régulières… J'ai décidé de le retirer de l'école.»

Différences raciales et mauvais traitements

Grégoire Perra explique que les enfants de parents non-anthroposophes ou qui arrivent en cours de scolarité sont souvent davantage victimes de violences: «Tout est permis pour les enfants des anthroposophes.»

«Pour Steiner, il y a des races dominantes aux différentes étapes de l'humanité.»
Élisabeth Faytit, documentariste

Élisabeth Feytit, documentariste, podcasteuse indépendante et coautrice avec Grégoire Perra de Une vie en anthroposophie–La face cachée des écoles Steiner-Waldorf aux éditions La Route de la Soie, ajoute: «De nombreux témoignages de parents indiquent que certains enfants sont moins bien traités que d'autres, notamment s'ils sont roux ou non blancs.» Cette différence de traitement serait intrinsèque à l'anthroposophie: «L'anthroposophie est issue notamment du théosophisme de Mme Blavatsky qui prône dès le départ les différences raciales. Pour Steiner, il y a des races dominantes aux différentes étapes de l'humanité. Selon lui, aujourd'hui, c'est la race aryenne qui domine. C'est comme si les autres avaient loupé le coche. Il y a des enfants non blancs dans les écoles Steiner-Waldorf, mais on les considère comme moins évolués que les Blancs.»

«Il y avait des enfants de 3-4 ans qui mettaient des coups de poing à un enfant par terre. Je me souviens de petits visages d'enfants tordus d'agressivité.»
Bettina, parent d'élève

Grégoire Perra se souvient: «Les enfants de mon ex-compagne sont afro-colombiens. Ils ont été victimes de harcèlement durant toute leur scolarité sans aucune réaction des professeurs. Le plus jeune recevait régulièrement des insultes du type “Tu as la peau couleur caca” de la part de ses camarades. Il est d'usage que les professeurs remettent aux élèves une carte postale avec un dessin censé représenter leur âme. La fille de mon ex-compagne s'est vu offrir l'image d'une petite fille blanche et blonde. Cela a été très blessant pour elle.» Il commente:«C'est un racisme qui n'a même pas conscience de lui-même. Pour eux, c'est normal d'agir ainsi. Ce sont des conséquences objectives de leurs croyances.» 
«Je n'ai jamais vu des enfants se battre comme ça»
Bettina a pu constater une violence généralisée dans la cour de récréation: «C'était la cour des Miracles, je n'ai jamais vu des enfants se battre comme ça! Il y avait des enfants de 3-4 ans qui mettaient des coups de poing à un enfant par terre. Je me souviens de petits visages d'enfants tordus d'agressivité. Je n'ai jamais vu un adulte intervenir. Il m'est arrivé d'essayer de les arrêter: les enfants étaient surpris, comme si c'était normal. L'autorité d'un adulte ne les émeut pas. Il y a trois “camps”: les cogneurs, les cognés et les petits assis seuls dans un coin à pleurer. C'était vraiment une ambiance malsaine.»

L'apogée a été le jour de la fête de Noël à l'école: «C'est le seul moment où les parents sont invités à venir. Max s'est mis à se bagarrer comme un chiffonnier avec ses copains au milieu de la classe. C'était horrible. Je me suis levée, les autres regardaient ça d'un air absent. Les enfants m'ont dit “mais on joue au dragon, on joue au monstre”. Un père a dit “C'est comme ça, les garçons.” J'étais offusquée. La maîtresse a mis sa main sur mon épaule et a dit «Laissez-les. Regardez comme il joue bien Max, maintenant. C'est un vrai garçon.» C'est la dernière fois qu'il a mis les pieds dans cette école. Je lui ai demandé s'il voulait dire au revoir à ses copains ou à sa maîtresse, il a refusé…»

Marianne analyse: «Ils ont une conception de la justice complètement différente de la nôtre. Il n'y a aucune limite et pourtant, quoiqu'on en dise, les enfants sont demandeurs de cadres et recherchent l'approbation ou la désapprobation des adultes. Or, ils sont laissés à eux-mêmes.»
Rappelons que tous les établissements (qu'ils soient sous contrat ou hors contrat) peuvent faire l'objet d'inspections pédagogiques régulières par des inspecteurs de l'Éducation nationale. Or, malgré les alertes, le système perdure. L'école Steiner que nous avons contactée pour en savoir plus sur sa pédagogie n'a pas donné suite à nos sollicitations.

lundi 11 mai 2020

Protection de l’Enfant toujours depuis 1999: 23 ans au service de la parentalité saine.

Bonjour, pour nous contacter rapidement envoyez un courriel à réseau.parental@gmail.com car nous ne sommes plus très actifs sur nos blogs et pages Facebook que nous avons abandonnée en 2015.


Toutefois pour ce qui concerne nos actualités en français pour la France, Belgique, Confédération helvétique / Suisse, Grand Duché du Letzebuerg/Luxembourg, Saarland, Maghreb et Afrique & Caraïbes francophones, vous pouvez toujours nous retrouver au travers de notre profile Twitter Twitter.com/EuroParentalNet ou sur nos groupes privés Telegram @Europarentalnet et @Europarental

En cas d’urgences, veuillez dorénavant nous contacter au +33658993888 de préférence par SMS ou messageries Telegram.org et Signal.org

 

Merci, les administrateurs du RPE.ch

mercredi 29 janvier 2014

Protocole de l'ONU pour les droits de l'Enfant

L'UNICEF et les défenseurs des droits de l'enfant ont salué mardi la prochaine entrée en vigueur du troisième protocole facultatif à la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant.

Le protocole établit une procédure de communications et protège expressément le droit des enfants à une voie de recours en cas de violation de leurs droits. Grâce à la ratification du protocole par le Costa Rica, intervenue mardi, cet instrument juridique entrera en vigueur en avril.

En vertu de ce texte, les enfants à titre individuel ou les groupes d'enfants seront en mesure de déposer des plaintes concernant des violations spécifiques de leurs droits aux termes de la Convention relative aux droits de l'enfant, du protocole sur les enfants dans les conflits armés et du protocole concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants.

Le troisième protocole renforcera les mécanismes de responsabilisation. Cette mesure permettra non seulement d'aider à identifier les lacunes des systèmes judiciaires pour les enfants au niveau national, mais également d'appuyer les institutions indépendantes de défense des droits fondamentaux des enfants, comme le demande la Convention relative aux droits de l'enfant entrée en vigueur en 1989, a indiqué l'UNICEF.

Obligation pour l'Etat

Le Comité des droits de l'enfant peut prendre des mesures pour protéger les enfants qui déposent des plaintes contre d'éventuelles représailles, en demandant à l'Etat de prendre des mesures provisoires pour protéger l'enfant ou le groupe d'enfants. Au cas où l'Etat en question est jugé coupable d'avoir violé la Convention, il sera obligé de mettre en oeuvre les recommandations faites par le Comité.

Toutefois, seuls les enfants dont les gouvernements ont ratifié le protocole facultatif établissant une procédure de communications peuvent déposer une plainte au Comité des droits de l'enfant, constitué de 18 experts indépendants.

Les pays qui ont ratifié le troisième protocole facultatif à ce jour sont les suivants : Albanie, Allemagne, Bolivie, Espagne, Gabon, Monténégro, Portugal, Slovaquie, Thaïlande et Costa Rica. Il fallait dix ratifications pour l'entrée en vigueur du texte. (d'aprés agences, ats/Newsnet)

Nous attendons avec impatience que la France, la Belgique, la Conféderation Helvetique et le Grand Duché du Luxembourg ratifient ce protocole afin de permettre aux enfants des pays francophones européens de porter plainte contre les abus et crimes commis souvent par complicités des institutions de nos pays.

lundi 17 juin 2013

Prevensectes: SRCM: Shri Ram Chandra Mission, spécialisés dans l...

SRCM: Shri Ram Chandra Mission, spécialisés dans l'enlèvement d'enfants...: L'histoire suivante est le modèle type, personnalisable, à chacun des adeptes de la SRCM (d'un certain rang). La SRCM (Shri Ram Chandra Mission que les adeptes = abbhyasis nomment "sahaj marg") ...
...


Une mère de famille, a été condamnée les 05 Juillet 2012 (Tribunal Pour Enfants de Paris), et 27 Novembre 2012 (Cour d'Appel de Paris); à ne plus être en contact avec son fils, alors âgé de 2 ans, pour l'avoir exposé à des dangers tant physiques que psychiques, et préparé son enlèvement vers "l'école" OMEGA SCHOOL - cellule d'embrigadement des enfants - de la SRCM.

mardi 19 mars 2013

Printemps des Parents & Grands-Parents responsables


Pour le respect et l'application URGENTE
par l'appareil judiciaire de la CIDE Convention Internationale des Droits de l'Enfant.

Pour la déjudiciarisation des divorces / séparations (non réellement contentieux) http://dejudiciarisation.free.fr

Pour la Médiation Familiale conventionnelle hors champs de bataille judiciaire.

Pour une saine coparentalité dans l'intérêt authentique de l'Enfant du divorce www.sos-enfants-du-divorce.fr
Et comme le dit Mme la Députée de Nouvelle-Calédonie, nous sommes bien evidemment en faveur de l'égalité parentale et son respect par nos administrations : maman = papa

Dans le cadre de l'autorité parentale conjointe les parents sont souverains quand aux modalités d'exercice de la résidence et d'hébergement de leurs enfants aprés une deliaison conjugale pacifique et responsable.

Précision:
Arrêtez le massacre sémantique et la maltraitance verbale de nos enfants Mmes & Mrs les politiques, il faut dire pour respecter les enfants du divorce RÉSIDENCE ET HEBERGEMENT (alterné, paritaire, principal...)
Depuis 1987 avec la loi Malhuret le terme de "garde" a été retiré du code civil, depuis 1993 il a même été proscrit d'usage car considéré comme belliqueux, il torture les oreilles des enfants du divorce.

samedi 21 avril 2012

La Justice ne veut pas libérer le gourou violeur

Gabriel Loison reste en prison, sur décision de la cour d'appel. Jeudi, il a répété qu'il avait « fait du bien » à sa victime, une Nazairienne violée en 2010 à l'âge de 13 ans.
Collier de barbe blanche et voix bien assurée, Gabriel Loison porte beau ses 72 ans. Jeudi, devant la chambre de l'instruction de Rennes, il a répété : « Je ne suis pas un gourou ». Pourtant, Les Jardins de la vie, qu'il avait créés il y a longtemps, ont été classés comme secte, en 1995. Avant d'être dissous.
Depuis, celui qui se définit comme « un humaniste sans complaisance » a fondé « l'Université de la nature, de l'écologie et de la relation », mouvement qui aurait des adeptes en Bretagne et en Pays-de-la-Loire. « Il s'agit d'une organisation sectaire, qui vit au crochet de gens fragiles et manipulés, et qui en profite pour commettre des abus sexuels », a dénoncé l'avocate générale, Fabienne Fiasella.
Sexe et argent ? Gabriel Loison et sa compagne proposaient en effet des stages en Espagne, au Maroc ou au Costa Rica. Facturés 3 000 €, tout de même. C'est à un de ces stages qu'un couple de Nazairiens avait emmené sa fille. Cette mère et ce père, qui ont pourtant suivi des études supérieures, « ont été aveuglés par M. Loison, au point de mettre en danger leur fille », accuse l'avocate générale.
Ni regret, ni émotion
En septembre 2010, l'adolescente âgée de 13 ans était revenue, seule, à un stage de trois semaines. Pendant lequel elle a été agressée et violée par Loison et sa compagne de 36 ans. « C'était un stage d'initiation à la sexualité, car le sexe aide à grandir », avait déclaré Gabriel Loison après son arrestation, le 24 mars 2011 à Madrid.
Le gourou est aujourd'hui mis en examen pour « viols, agressions sexuelles, abus de faiblesse, corruption de mineurs, escroquerie et proxénétisme ». Sa compagne a été provisoirement libérée par le juge d'instruction nantais, voici quelques semaines. Mais hier, la chambre de l'instruction de Rennes a rejeté la demande de liberté de Gabriel Loison. D'autant qu'il a, en audience publique, persisté : « Avant le stage, l'adolescente ne s'aimait pas, elle ne se sentait pas femme. On lui a fait du bien. » Ni regret, ni émotion.
Ce n'est pas du tout ce que disent les experts, qui parlent d'une adolescente « à l'abandon, qui a perdu confiance envers les adultes ». D'autres experts dépeignent Gabriel Loison comme « un pervers manipulateur et exhibitionniste ». Le procès du couple devrait avoir lieu devant les assises de Loire-Atlantique.
Michel TANNEAU.


dimanche 19 février 2012

Lettre ouverte aux candidatEs à la Présidentielle


Par Réseau Parental France,
CherEs amiEs virtuels, journalistes et groupes politiques,

Comme vous le savez probablement, nous sommes une association indépendante, laïque, aconfessionnelle et apolitique de parents affectés avec des Enfants soumis contre leur gré en danger sectaire. Vous pouvez visiter ici notre site principal.

Nous souhaiterions connaitre les propositions de vos candidatEs à la Présidentielle afin de lutter réellement contre les dérives sectaires ou faussement religieuses extrémistes qui se moquent de la laïcité, portent parfois atteinte à la sécurité nationale et mettent en péril nos institutions.
(le Député JP Brard demande une commission d'enquête Parlementaire visant à analyser l'infiltration sectaire de l'administration depuis 2000).

Quels moyens/lois envisagent-elles/ils de faire voter afin de condamner rapidement et stopper la pedocriminalité sectaire dans le cas ou ils seraient éluEs? (il est à remarquer que pour la première fois depuis 20 ans, cette legislature n'a pas eu sa commission d'enquête Parlementaire sur les "sectes")

Nous vous remercions pour vos réponses par retour, twitter: @EuroParentalnet ou encore courriel
Nous nous chargerons de faire l'écho de vos réponses, remarques et commentaires auprès de nos adhérents, sympathisants, l'ensemble de la presse et les associations honnêtes du terrain de la prévention du phénomène sectaire (en copie).

Vous êtes les bienvenuEs à faire partager au plus grand nombre de nos concitoyens ces questions qui nous préoccupent toutes & tous en tant qu'électeurs, parents responsables et pour le futur de nos enfants.

Bien à vous, le réseau Parental France

 
Questions aux presidentiables


A lire: Sondage IPSOS/SIG : le phénomène sectaire, une réalité concrète pour près de 15 millions de français

Fil de commentaires sur nos réseaux soucieux twitter, FB, Netlog...:

  • Vous et 42 autres personnes aimez ça.
  • 56 partages
    • Réseau Parental Europe ‎15 millions de nos concitoyens sont concernés par les dérives sectaires destructrices, de 80000 à 100000 mineurs mis en péril au quotidien... in MIVILUDES a partager sur vos murs si vous nous soutenez dans cette démarche http://www.facebook.com/notes/r%C3%A9seau-parental-europe/lettre-ouverte-aux-candidates-%C3%A0-la-presidentielle/10150614017422087 Merci

      15 mars, 11:09
    • Réseau Parental Europe Pour comprendre nos demandes de positionnement des candidats à l'election suprême de notre république laïque devenue apostolique avec des membres de l'opus dei, des charismatiques et un pasteur evangelique Ministres http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/64872/date/2011-11-29/article/lenfer-des-beatitudes/ mais rassurez-vous, une ancienne présidente de l'UNADFI dans les années 80 en était aussi, c'est pas mimi ça et une si proche de Waldorf!
      www.lesinrocks.com
      Retrouvez sur lesinrocks.com les articles sur Bayrou qui avoue son appartenance aux béatitudes groupe sectaire pedocriminogène!
      15 mars, 17:01
    • Wendy: Villepin a répondu? il a dis quoi? bien que je n en crois aucuns d entre eux,j aimerais savoir ce qu ils en disent..parcequ il est clair que c est un problème catastrophique! dont ils se foutent royalement!
      17 mars, 15:16
    • Réseau Parental Suisse
      Des effets de manche, Villepin est un avocat. sarko aussi. Hollande fréquente les avocats et était marié à une avocate. Eva Jolly est juge. mellanchon est hyper-féministe judiciarisant. La Pen est avocate. le procureur Bilger (deveu chroniqueur à RTL) soutient B...Afficher la suite
      17 mars, 18:40
    • Réseau Parental Europe: La prise de conscience de la dangerosité du phénomène sectaire chez les français http://www.facebook.com/notes/reseau-parental-europe/sondage-ipsossig-le-phénomène-sectaire-une-réalité-concrète-pour-près-de-15-mill/456270106008
      D’après un sondage IPSOS/SIG (Service d’information du Gouvernement) réalisé à la demande de la MIVILUDES.org
      21 mars, 17:07
    • Réseau Parental Europe: Des candidats à la présidentielle pourraient-ils s'avérer dangereux pour la sécurité nationale? Exemple: http://www.scoop.it/t/lyndon-larouche-et-jacques-cheminade-illusions
      www.scoop.it
      Mouvement larouchiste. Activité sur le web. Leurs écrits. Leurs vidéos. Références bibliographiques
      21 mars, 17:09
    • Réseau Parental Europe: Alors la complaisance, collusion ou instrumentalisation sectaire de l'elite pourrait-elle s'avérer dangereuse pour les enfants de la République? Exemple: www.lexpress.fr/actualite/politique/bayrou-entre-foi-et-loi_1056393.html
      www.lexpress.fr
      Il ne transige pas sur la laïcité, même si son engagement s'enracine dans ses valeurs chrétiennes. Comment François Bayrou s'efforce-t-il de distinguer le croyant de l'homme politique? Enquête.
      21 mars, 17:10
    • Bruno: trop de collusions et de complicités au plus haut de l'état... qui est cet ethiopathe qui vient plusieurs fois par semaines à l'Elysée?
      22 mars, 23:51
    • Nicole: Je partage avec plaisir et conviction...
      1 avril, 16:21
    • Helene: Comment faire lorsqu'un enfant est traumatisé par sa maman il est mineur âge de 11ans la greffier à repondu ce n'est pas à son âge de prendre sa décision quel son les lois pour protéger l'enfant pour que le papa puisse reprendre son enfants plusieurs plainte on été déposer au commissariat pour mal traitance
      Merci
      9 avril, 12:22
    • Réseau Parental Belgique: L'appareil judiciaire est sans foi ni loi, dame Helene: Quand une mère est maltraitante, l'enfant est "confié a l'ASE". C'est la façon de faire de bonnes affaires et de maintenir ce système managérial optimisé et rentable sans pères ni repères. Ne faites pas confiance a ses suppôts nombre sont infestéEs de théories sectaires: vous serez constamment déçue, mais pas les gens de robe.
      9 avril, 13:04
    • Helene: Merci beaucoup pour vos renseignement
      Cordialement
      Ln
      9 avril, 13:17
    • Marie militante UMP: écoutez je n est pas tres bien compris pourquoi aujourd hui vous parlez de ce sujet qui est grave au moment ou il y a les votes électorals pourquoi n écrivez vous pas au futur nouveau président qui va etre élu parce la vous nous culpabilisez .je sais qu il a des enfants maltréter mais comment faire. vous faite quoi vous nous demandez de mettre ça aussi sur le dos du président , se n est le sujet pour le moment .
      16 avril, 14:59
    • Réseau Parental Antilles
      Comme à toutes et tous les candidats nous avons sans relâche posé la question depuis janvier dernier, mais aucunEs n'a daigné répondre hormis M. de Villepin. Cependant, force est de constater que cette legislature n'a pas eu sa commission d'enquête Parlementaire sur les sectes pour la première fois depuis 1992.
      23 avril, 00:56
    • Damien: Bravo je vous soutiens pour votre lettre (pas étonnant qu'ils ne vous répondent pas ils sont tous mouillés con-fraternellement cette bande de baltringues / bavards / affairistes), je la partage sur les murs des politiques que je connais.
      24 avril, 14:46
    • Helene: Aucunes personnes de c politique non pensé au handicapés nos pension sont dérisoires une fois les charges payé je n'ai plus de quoi manger et nous sommes des millions dans mon cas. C lamentable.
      24 avril, 15:28 via sms
    • Réseau Parental France
      Nous l'avons envoyé à toutes et tous les candidatEs hormis les sectaires avérés comme Bayrou (qui déclarait recemment sur Canal+ "une secte aux portes du Vatican" appartenir avec sa femme à la communauté sectaire pedocriminogène des béatitudes depuis 30 ans); La Pen et au g...Afficher la suite
      26 avril, 07:48
      Xavier: Il apparait bien que différents corps de nos institutions sont infectés par le sectarisme, notamment l'éducation nationale. C'est donc normal de poser des questions aux politiques et notamment dans un contexte électoral, seul moment de leur vulnérabilité très relative.
      26 avril, 11:01
  • Christelle: bien sur qu'ils en ont rien à foutre !
    lundi, à 13:20
  • Christophe: Je crains qu'ils n'aient perdu contact avec leur métier, en étant plus occupés qu'à plaire ...
    lundi, à 22:53
  • Christelle: à plaire et à prendre la place tant convoitée sur le trône ...
    lundi, à 22:54
  • Christophe: La démocratie se prend les pieds dans une contradiction : gouverner c'est déplaire, mais pour être élu, il faut plaire...
    lundi, à 22:58
  • Christelle: Gouverner c'est déplaire oui un peu comme mettre les limites et instaurer des règles à respecter pour ses enfants on se fait aussi un peu détester mais sans discipline ni respect des règles c'est l'anarchie, pas d'apprentissage correct. Quand même je suis sidérée de voir le peu d’intérêt que ces hommes portent à nos existences ....

mardi 19 avril 2011

La sombre fin de carrière du gourou indélicat

Arrêté en Espagne, un homme de 71 ans est accusé de plusieurs viols. Epopée dramatique d'un profiteur du « new age ».

Voilà peut-être le mot de la fin d'une carrière riche en rebondissements. Le 24 mars, à Jaca, une petite ville d'Espagne proche de la frontière française, les hommes de la Guardia Civil accompagnés de policiers de l'Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) et du SRPJ de Pau arrêtent Gabriel Loison, 71 ans, et sa compagne, 37 ans, de retour du Costa Rica. Depuis, à la demande des autorités françaises, il a été extradé le 11 avril et écroué à Nantes, mis en examen pour des faits de viols et d'agressions sexuelles. Sous le coup de six plaintes, déposées pour escroqueries, abus de faiblesse, abus de confiance.

Entre autres faits, Loison est soupçonné du viol d'une jeune Nantaise de 14 ans, revenue de Jaca en septembre dernier d'un « stage » qu'elle suivait avec sa mère. C'est son grand-père, qui pressentait un trouble, qui a réussi à faire parler la jeune fille, avant d'alerter Réseau parental Europe (RPE), association de défense et de protection de l'enfance et de déposer plainte. Une autre plainte pour des faits similaires en 2008 avait été déposée par une femme de 28 ans en décembre.
Espagne, Maroc, Costa Rica

Car Gabriel Loison est soupçonné d'exercer une profession bien particulière, celle de « gourou » de « l'université de la nature, de l'écologie et de la relation », une association proposant une « pause dans la frénésie sociale actuelle », pour aborder « un chemin plus en conscience du vivant ». En clair, les initiations étaient dispensées d'abord en France dans une maison de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), à Jaca en Espagne, dans un gîte d'une palmeraie de Taroudant (Maroc) ou au Costa Rica, dans une propriété, la Finca Huetares. Au programme, et pour quelques milliers d'euros, rapprochement de la nature, partage, hypnose. Françoise, la sœur d'une femme de 62 ans que Gabriel Loison est soupçonné d'avoir pris sous sa coupe, se souvient, pour l'avoir rencontré, d'un homme peu avare de « théories très très spéciales. Ma sœur s'est laissée pousser les cheveux jusqu'à la taille parce que les femmes, selon lui, sont les antennes de la terre. Ils ont vécu quatre mois ouvertement ensemble, puis elle a été mise à l'écart. Lui vivait en permanence avec six femmes qui le suivaient partout. [...] En novembre 2009, elle a passé un mois au Costa Rica, mais elle ne veut rien dire de ce passage. »
« Le petit n'avait plus de lait »

J., un plaignant vendéen, estime quant à lui l'avoir échappé belle : « La mère de mon fils de 24 mois voulait l'emmener au Costa Rica, début janvier. Elle était déjà allée quatre jours en Espagne, puis vingt et un jours au Maroc. Là, Gabriel Loison voulait que mon fils soit du voyage au Costa Rica pour, selon lui, « couper les mémoires antérieures à la grossesse ». Mon ex-compagne ne mangeait plus de viande, le petit n'avait plus de lait... » Apprenant ce projet de voyage, ce père inquiet obtient d'un juge aux affaires familiales une ordonnance d'interdiction de sortie du territoire un mois avant, en décembre. « Nous étions derrière Gabriel Loison depuis cinq ans, explique Michel Gilbert, président de Réseau parental Europe. A notre connaissance, c'est le quatrième père de famille dont les femmes suivent Loison, et essaient d'y emmener les enfants. »
Passé de braqueur

Avant d'ouvrir cette université de la relation – ou ses filiales, La Maison des Arômes, La Casa de la Humanidad –, Gabriel Loison avait été remarqué pour Les Jardins de Vie, qui proposaient des stages similaires. Un mouvement classé comme « secte » dans un rapport ministériel de 1995. « Il se présentait comme psychologue, puis comme analyste, thérapeute, anthropologue, biorythmologue », raconte une religieuse et assistante sociale qui, en 1984, a participé à différents stages. Elle le décrit comme « un baratineur qui vous noie de paroles. Les stages étaient séparés entre des entretiens et des exercices dans la nature. Certaines séances se déroulaient assis nu par terre, en écartant les jambes... » Plus tard, elle portera plainte pour des agressions sexuelles et un viol, à plusieurs reprises, jusqu'à un non-lieu prononcé en 2004. En 1988, à Saint-Jean-de-Fos (Hérault), deux stagiaires décèdent durant une randonnée au programme d'un stage. Une mort jugée accidentelle.


En fin de compte, Gabriel Loison aura toujours réchappé des poursuites. Le natif des environs d'Angers sera une seule fois inquiété par la justice. En 1964, à son retour de la guerre d'Algérie, il est condamné à quinze ans de prison pour des vols à main armée. Depuis, il est soupçonné d'avoir troqué la manipulation contre la violence.

mercredi 6 avril 2011

Enquête : La dérive criminelle d’une artiste sous influence

En prison depuis six mois, soupçonnée de viol, la compagne du gourou Gabriel Loison reste solidaire de son mentor. Parcours d’une jeune femme perdue.


« Je suis atterré qu’une fille aussi brillante ait pu suivre un type aussi petit. » Gaël (*), un ami de jeunesse de Julie Baschet, n’en revient toujours pas d’avoir appris son arrestation, le 25 mars dernier, dans un appartement de Jaca, petite ville espagnole à une trentaine de kilomètres de la frontière française. Immédiatement à son retour du Costa Rica, d’où la jeune femme de 37 ans arrivait en compagnie d’un homme au sombre profil, Gabriel Loison, 70 ans, président fondateur de l’Université de la relation, une structure désormais considérée comme le théâtre de dérives sectaires. La raison de ces arrestations ? Des soupçons de viol sur mineure de moins de 15 ans. En l’occurrence, une jeune fille de 14 ans qui avait participé, avec ses parents, à l’un des nombreux « stages » organisés par l’« université » à l’étranger, entre l’Espagne, le Maroc et le Costa Rica.

Une femme "profondément blessée"

Depuis six mois, la jeune femme est en détention dans une maison d’arrêt bretonne. Toujours sous le coup d’une mise en examen qui pourrait, à l’issue de l’instruction du dossier, la mener dans le box des accusés d’une cour d’assises, au côté de Gabriel Loison, le « gourou » (nos éditions des 19 et 20 avril). Une situation délicate, qui ne colle pas vraiment avec la personnalité de Julie. Retour sur une vie arrêtée, mise en attente depuis qu’elle est soupçonnée d’avoir, selon une source policière, « participé à plusieurs ébats sexuels qui font l’objet de plaintes ».

Née de parents graphistes installés dans une calme commune des Yvelines, Julie intègre en 1995 l’Ecole des arts décoratifs, les prestigieux « Arts déco » de Paris. A son actif, un don pour le dessin. « C’était une fille très active, ultra-créative. Elle noircissait des tonnes de cahiers, tous les jours, tout le temps », se souvient Gaël, qui parle aussi de « quelqu’un de profondément blessé, qui donne envie de s’occuper d’elle ». Une jeune femme qui, « pour peu qu’elle ait trouvé l’amour dont elle a besoin, a la force d’un char d’assaut ». A la sortie de l’école, elle participe à l’édition de plusieurs livres pour enfants à vertus éducatives. Un auteur écrit les textes, elle se charge des illustrations. Une fille « très douée », selon plusieurs de ses amis.

A la fois "victime" et "auteur de crime" ?

Pour les policiers de la Cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires (Caimades, voir ci-contre), le cas de Julie Baschet est « très très compliqué pour les enquêteurs », selon une source proche du dossier. « C’est ce qu’on appelle en jargon policier une victime-auteur. » A la fois auteur présumé d’un crime donc, mais peut-être aussi la victime d’une emprise mentale. « Elle n’est pas folle, elle est responsable mais, du fait qu’elle peut être sous l’emprise du gourou, elle pourrait être moins responsable », analyse cette source. En tout cas, elle est décrite comme encore solidaire de Loison, grand prêtre de l’Université de la relation. « Elle interdit aux enquêteurs de la traiter en victime. »
Ce que confirme en partie sa petite sœur, qui, si elle refuse d’en dire trop, reconnaît que Julie est « sous influence ». Pour autant, l’explication n’est que partielle. « Elle n’a pas un rôle passif, pas un rôle d’adepte », poursuit une source policière. Qui est Julie Baschet ? Une femme « amoureuse », « subjuguée par Gabriel Loison » ? Selon Benoît Rousseau, son avocat, une femme qui « a pu croire profondément, de manière sans doute un peu idéale, aux enseignements de vie de Gabriel Loison ».

"J’ai remué ciel et terre…"

C’est vers 2004 que se produit la rencontre entre la jeune artiste et le leader charismatique. Julie surprend nombre de ses proches quand elle décide de partir pour le Costa Rica. Manon (*), une de ses amies, avoue s’en être inquiétée. « J’ai remué ciel et terre pour l’empêcher de partir, raconte la jeune femme. J’ai contacté des associations, j’ai même essayé de la faire interner. » Mais rien n’y fait, la dessinatrice que Manon décrit comme d’une « intelligence remarquable, profondément structurée, capable d’une analyse très fine et de démonter une idéologie », s’envole vers l’Amérique centrale. Elle n’est déjà plus la même. La jeune femme renfermée s’habille désormais comme une « bombe sexuelle ». Expériences chamaniques, « trucs ésotériques », éloignement des proches… Une spirale enrayée de manière brutale. Pour le bien des victimes, peut-être aussi celui de Julie Baschet.
(*) Les prénoms ont été changés.


ÉCLAIRAGE
Des flics contre l’emprise mentale
Fondée il y a deux ans exactement, la Caimades fait partie de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP). Sa mission : déceler dans des dossiers pénaux les signes d’une « dérive sectaire ». La difficulté, selon le commissaire Frédéric Malon, à la tête de l’OCRVP : « prouver les cas de manipulation mentale, d’emprise ». « Ce sont des notions de psychologie que nous devons traduire en langage policier. Par exemple, est-ce qu’une relation sexuelle consentie, mais consentie dans une situation d’emprise, est réellement consentie ? » Les cinq enquêteurs spécialisés de la cellule s’évertuent ainsi, dans une quinzaine de dossiers ouverts en permanence, à établir ces faits ; et pour ce, retrouver des victimes, les convaincre de parler, explorer les « techniques propres à altérer le jugement » et mettre hors d’état de nuire les manipulateurs.

Jérôme Sage

 [edit:maj] 

samedi 2 avril 2011

La loi vous protège

M. François Pignier, ancien président de chambre à la Cour d'Appel de Paris vient de mettre à jour son excellent ouvrage de Mai 1998 Editeur : CCMM ISBN : 2-86743-312-6

Vous pouvez directement commander cet ouvrage réédité auprés du CCMM, Mme Anny Guibert au 0144640240



Avant-propos
Le CCMM est quotidiennement saisi d'infractions consécutives au développement du sectarisme.

La plupart des victimes qui s'adressent à nous ignorent tout des moyens dont notre législation nationale s'est peu à peu dotée pour protéger les personnes et réprimer les agissements des sectes et de leurs propagandistes.

Il arrive même que des hommes de loi, des magistrats, s'adressant à nous, prennent pour la première fois connaissance d'articles de loi insuffisamment connus.

Poursuivant l'un de ses objectifs majeurs qui est d'informer le public et de fournir une documentation rigoureuse et fiable à ceux qui recourent à ses services, le CCMM a dressé un catalogue des principales infractions observées dans les milieux sectaires, assorti d'un commentaire en langue claire afin que chacun puisse se retrouver dans ce domaine complexe et multiforme. Cette première approche n'exclut pas de solliciter auprès du CCMM d'autres informations ni de recourir le cas échéant aux conseils d'un avocat.

" La loi vous protège, servez-vous de la loi " n'aurait pas été réalisable sans la haute compétence de Monsieur le Président Pignier auquel nous tenons à témoigner notre gratitude, ni sans le concours efficace du ministère de la Jeunesse et des Sports, l'un des premiers en France à avoir organisé systématiquement une information sur les méfaits du sectarisme. Que Madame la Ministre et ses collaborateurs et collaboratrices spécialisés soient ici vivement remerciés.

Alain VIVIEN
Ancien Ministre
Ancien président du C.C.M.M.


Sommaire de l'édition de 1998


Introduction : défendez-vous

1ère partie : cas sur lesquels vous pouvez agir

Chapitre I - Atteintes volontaires à l'intégrité physique de la personne

A - meurtre
B - suicide
C - empoisonnement
D - administration de substances nuisibles
E - viol
F - violences
G - mise en danger

* risques causés à autrui
* délaissement
* entrave aux mesures d'assistance
* abstentions délictueuses

Chapitre II - Atteintes volontaires à l'intégrité psychique de la personne

A - enlèvement et séquestration
B - menaces
C - exhibition sexuelle
D - dénonciation calomnieuse
E - infractions à la liberté de conscience et de culte
F - infractions à la réglementation de la santé
G - appels téléphoniques malveillants

Chapitre III - Atteintes à la dignité de la personne

A - proxénétisme
B - agressions sexuelles (autres que le viol et le harcèlement)
C - harcèlement sexuel
D - discriminations
E - diffamation et injure

Chapitre IV - Atteintes à la personnalité

A - atteintes à la vie privée
B - violation de domicile
C - infractions au secret des correspondances
D - fichiers et traitements informatiques

Chapitre V - Atteintes aux droits de la famille

A - abandon de famille
B - atteintes à l'exercice de l'autorité parentale

# non représentation d'enfant
# soustraction d'enfant par ascendant
# détournement de mineur

C - mise en péril des mineurs

# privation d'aliments ou de soins
# soustraction aux obligations légales
# provocation à différentes infractions
# corruption de mineur
# outrages aux moeurs
# manquements aux obligations scolaires

Chapitre VI - Atteintes aux biens de la personne

A - extorsion
B - chantage
C - escroquerie
D - abus de vulnérabilité
E - fraudes informatiques

Chapitre VII - Infractions en matière de consommation

A - démarchage
B - publicité mensongère
C - manquement à l'obligation générale de conformité
D - fraudes et falsifications
E - action exercée dans l'intérêt collectif des consommateurs ou des familles

2ème partie : procédure sommaire recommandée

A - procédure sommaire recommandée
B - modèle n° 1 : plainte au Procureur de la République
C - modèle n° 2 : requête au Garde des Sceaux

3ème partie : élémentes d'informations complémentaires

A - médecines et «thérapies»
B - circulaires ministérielles
C - article 700 du NCPC
D - le Centre Roger Ikor - C.C.M.M.